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FN: deux cadres du parti mis en examen pour financement illégal de campagne

FN: deux cadres du parti mis en examen pour financement illégal de campagne

Deux cadres du FN ont été mis en examen par la justice. Ils sont soupçonnés de s'être enrichis avec de l'argent public lors d'une campagne électorale.

Il semblerait que sur les financements de campagne, le FN va faire aussi attention. En effet, les juges d’instruction ont renvoyé en procès le parti d’extrême droite et deux de ses dirigeants. Les deux personnes sont Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh. Ils sont soupçonnés d’enrichissement frauduleux aux frais de l’Etat. Une manipulation qui se serait produite en 2012 lors des campagnes législatives et présidentielles. A l’AFP, une source proche du dossier a déclaré que les magistrats avaient ordonné le renvoi du parti dans le cadre de complicité d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux.

Une nouvelle affaire judiciaire pour des cadres du FN

Dans cette affaire, Wallerand de Saint-Just, ancien candidat à la présidence de la région Ile-de-France, est visé pour le délit de recel d’abus de biens sociaux. A l’époque, il était le trésorier. Jean-François Jalkh est lui mis en examen pour abus de confiance et recel d’abus de biens sociaux. Ce dernier est actuellement vice-président, chargé des affaires juridiques et des élections. Il est également cité dans l’affaire de la politique d’embauche des assistants parlementaires de Jean-Marie Le Pen. Il aurait bénéficié d’un emploi fictif fourni par Jean-Marie Le Pen et dont le Parlement Européen réclame le remboursement.

Un enrichissement sur de l’argent public

Dans cette affaire, les protagonistes sont soupçonnés d’avoir mis en place un système afin de recevoir de l’argent public. Ils auraient ainsi profité des remboursements de l’Etat pour les frais de campagnes du parti. Le FN nie par ailleurs tout implication. Cependant, en 2012, lors des législatives, des kits de campagne étaient vendus par le parti d’un montant de 16 650 euros. Ces kits comprenaient des tracts, des affiches et des cartes postales. Ils ont été fourni à près de 525 candidats par la société Riwal. Cette société est proche de Marine le Pen, car elle est dirigée par un de ses proches, Frédéric Chatillon.

Dans ce procédé, les candidats devaient établir un prêt auprès du mouvement Jeanne, un mouvement satellite de Marine Le Pen. Ce prêt était bien évidemment avec intérêt. Mais les enquêteurs voient derrière ce stratagème un montage avec des prestations gonflées. Mais l’Etat rembourse les frais de campagnes pour les candidats atteignant 5% des suffrages. Cette affaire n’est pas nouvelle et Marine Le Pen avait déjà été entendue en tant que témoin assisté dans l’enquête sans avoir été mise en examen.