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François Fillon: les clashs en douce de ses anciens collaborateurs

François Fillon: les clashs en douce de ses anciens collaborateurs

François Fillon reçoit des attaques dissimulées de ses anciens collaborateurs qui ne comprennent pas sa ligne de défense.

François Fillon est dans la tourmente. Malgré les bons résultats dont se targue la droite après la manifestation de dimanche, le candidat de la droite est bien incapable d’afficher une figure d’unité.

Tous démissionnaires

En effet, à droite c’est la débandade. De nombreux élus ont quitté le navire par peur d’être associés à cette guerre anti-institutionnelle lancée par François Fillon. Les figures les plus emblématiques, Thierry Solère et Patrick Stefanini ont suscité le plus d’émoi dans les médias.

Patrick Stefanini, directeur de campagne de François Fillon, part avec fracas en disant, dans Le Point, qu’il ne croit plus en cette campagne. Selon lui, les objectifs de la campagne ne sont pas atteints, et ne pourront plus l’être.

François Fillon devait unir la droite et le centre pour faire barrage au Front National … L’UDI retire son soutien à la candidature de François Fillon.

Pour la même raison, Gérald Darmanin démissionne de ses fonctions de secrétaire général adjoint Les Républicains. Il refuse de servir d’échelle aux ambitions de François Fillon qui a trahi sa parole. Dans une série de tweets il affirme que la campagne de François Fillon contre les médias et la justice va à l’encontre de ses croyances politiques.

Thierry Solère s’en prend directement aux électeurs

Et c’est Thierry Solère qui y va le plus fort dans cette campagne de dénigration de François Fillon. L’ancien président du comité d’organisation de la primaire et porte-parole de François Fillon a démissionné lui aussi.

Et ce lundi matin, sur RTL, quand on lui demande de réagir aux propos de François Fillon sur les fameux « fuyards » il contre-attaque. « Ce sont les électeurs les fuyards. »

Selon lui, l’affaire dans laquelle est empêtré François Fillon et sa défense/attaque contre les institutions poussent les électeurs vers l’extrême droite. Une accusation que faisait aussi Gérald Darmanin en disant qu’il avait honte de faire le jeu du Front National.

Pour Thierry Solère les électeurs de la primaire « ne se reconnaissent plus dans le candidat qui a gagné la primaire ».

Ce lundi matin, même Alain Juppé a émis quelques réserve sur la conduite de la campagne de François Fillon. S’il a décidé de ne pas briguer la présidentielle, Alain Juppé exprime sa crainte de voir sa famille politique se déliter.