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Pilule du lendemain: le tabou en pharmacie devient de plus en plus grave

Pilule du lendemain: le tabou en pharmacie devient de plus en plus grave

Un témoignage d'une jeune étudiante paru dans l'Obs évoque le jugement dont sont victimes les jeunes filles cherchant à acheter une pilule du lendemain.

#MaContraceptionMondroit, ce hashtag qui fleurit sur les réseau sociaux n’aurait pas lieu d’être dans une société civilisé comme en France. Pourtant, un récent témoignage sur l’Obs dévoile l’histoire de Sabine (un nom changé) qui dévoile du regard des autres au moment d’acheter une pilule du lendemain, un droit contraceptif. Celle-ci évoque avant tout qu’à l’issu d’une soirée arrosée et d’un rapport non-protégé la crainte de tomber enceinte. Elle se rend donc dans une pharmacie pour acheter une pilule du lendemain et là, elle subi les railleries du pharmacien et des autres clients. Une première remarque la surprend: « Ah ben, on a passé une bonne soirée, hein ? ». Si la jeune femme ne réagi pas, le pharmacien en remet une couche en déclarant: « il va falloir arrêter de se foutre à poil pour rien », pour ensuite conclure « alors, vous avez décidé de demander gentiment ou vous préférez assumer vos nuits ? ». Bien évidemment la jeune femme n’accepte pas tels propos, chaque personne ayant le droit de disposer de son corps à sa guise et part acheter la pilule du lendemain dans un autre établissement.

Le tabou de la pilule du lendemain en pharmacie

Malheureusement, ce type de procédé n’est pas unique, et de nombreuse jeunes filles sont contraintes de subir les railleries et les discrimination dans les pharmacies lors de l’achat d’une pilule du lendemain. Sur une vidéo devenue virale, un pharmacien explique pourquoi il a refusé de livrer le contraceptif: « je préfère qu’elle fasse attention plutôt qu’elle la prenne tous les quinze jours ». Certains préfèrent dire qu’ils n’en vendent pas, d’autres cachent leur jugement derrière une volonté de prévention parlant des risques de cancer et de stérilité… Malgré tout, ce type d’agissement ne doit pas avoir d’influence sur les femmes et dont elles peuvent disposer de leur corps. Certains pharmaciens vont même jusqu’à refuser de donner la pilule du lendemain gratuitement à des mineurs, pourtant une chose obligatoire selon la loi.

Une montée des actes qui inquiètent le gouvernement

C’est alors que depuis plusieurs semaines, le débat #MaContraceptionMondroit a fleuri sur les Réseaux sociaux. Le ministère de la Famille s’est même inquiété de ces agissements de ces pharmaciens notamment sur l’éventuelle introduction d’une clause de conscience dans le Code de déontologie des Pharmaciens datant de 1995. Cette clause pourrait notamment remettre en cause la délivrance des pilule du lendemain. Une communiqué de la ministre, Laurence Rossignol, tient à tenir informée les pharmaciens que l’accès à la contraception est légale et est surtout libre en fonction du choix de la patiente.