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Pétrole: quand le baril en lui même devient plus cher que l’or noir

Pétrole: quand le baril en lui même devient plus cher que l'or noir

Pour la première fois depuis 1973, le pétrole est au plus bas à la bourse. Le prix du baril est même supérieur à l'or noir. Une retombée économique qui inquiète plusieurs spécialistes.

C’est une première et elle va contraindre certains pays à revoir leur politique. En effet, la chute du prix de baril de pétrole inquiète fortement. Alors que lundi 18 janvier le prix de l’or noir a chuté à 25,70 euros, c’est la première fois que le baril en lui même vaut plus cher que son contenu. Si un site britannique s’est amusé à comparer les matières premières plus cher qu’un baril de pétrole, les membre de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) sont eux très inquiets. Sur le site internet du média économique Les Echos, il est écrit que « compte tenu d’une inflation cumulée de 558% depuis 1973, au milieu du premier choc pétrolier, le prix actuel du baril est au niveau constaté en décembre 1973, soit 5 dollars ».

Le pétrole, victime des décisions politiques de l’Arabie Saoudite

Mais pourquoi le pétrole est-il si bas à la bourse ? Selon le directeur de la recherche de la banque Natixis, interrogé par Challenges, c’est l’attitude de l’Arabie Saoudite, un des plus gros exportateurs, qui en est la cause. « Les dirigeants saoudiens cherchent désormais à maintenir les cours à la baisse pour des raisons géostratégiques. L’objectif serait ainsi de fragiliser leur ennemi iranien mais aussi les Russes, afin de les pousser à se retirer de Syrie et d’Irak », explique t’il. Des éléments importants qui coïncident avec la réouverture au monde extérieur de l’Iran qui risque d’envoyer sur le marché 3 millions de barils par jour. Une baisse qui profite donc au pays importateurs de l’or noir, comme la France.

Les consommateurs ne profiteront pas de la baisse

Malgré tout, avec un prix si faible, la crise guette les pays de l’OPEP qui se retrouve avec un coup de maintenance et de production plus cher que la valeur marchande de la production. Surtout que les consommateurs ne profiteront pas d’une telle baisse. « Peu de conducteurs jouissent de ces prix incroyablement bas du pétrole », a déclaré Simon Williams, porte-parole de l’organisation automobile RAC au journal britannique The Independant. Une baisse historique qui ne se jouera donc pas sur le portefeuille des particuliers.