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Paris : un prestigieux lycée au cœur d’un scandale pédophile

Paris : un prestigieux lycée au cœur d’un scandale pédophile

Un ancien élève d’un lycée privé jésuite de la capitale dénonce les agissements pédophiles d'un ancien prêtre et exige une enquête

Un ancien élève du lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague a révélé hier avoir subi des attouchements sexuels au sein de son établissement scolaire. Les faits se seraient produits dans les années 60 alors que l’homme était encore un enfant.

Un prêtre du lycée à l’origine de ces agissements

C’est lors d’une colonie de vacances organisée par le lycée que l’évènement tragique a lieu. Alors que Jean-Pierre Martin Vallas s’apprête à se coucher, un responsable et prêtre de l’établissement jésuite s’infiltre dans son lit. Agé de seulement 8 ans au moment des faits, l’homme se rappelle encore avec précision des agissements du prêtre.« Quand il est passé devant moi, il s’est mis dans mon lit, il a commencé à me caresser le torse en passant ses mains sous ma veste de pyjama et, à un moment, il a passé sa main à l’intérieur de ma culotte de pyjama, sur les fesses. J’ai réagi, il est sorti du lit et je n’en ai plus entendu parler », raconte l’homme qui a choisi d’attendre la mort de ses parents pour s’exprimer enfin sur ce traumatisme.

Des soupçons multiples de pédophilie dans l’établissement

En décidant de dénoncer enfin les agissements du pédophile du lycée Saint-Louis de Gonzague, Jean-Pierre Martin Vallas s’est rapidement aperçu qu’il n’était pas le seul à avoir été victime des actes du prêtre. Sur les 1 000 anciens élèves qu’il a contacté, l’homme a reçu pas moins de 10 témoignages, dont celui de Pierre-Guy, 72 ans, qui se souvient encore « d’un grand train électrique dans le bureau de l’homme d’église. », sûrement disposé là pour attirer les enfants.
Malgré la déposition de Jean-Pierre Martin Vallas et les témoignages que ce dernier a récolté, l’établissement jésuite refuse toute enquête interne. Le provincial (l’organe représentatif des jésuites de France) a également refusé de se saisir de l’affaire, estimant que le prêtre en question était mort, et qu’il n’y avait« plus aucune utilité à mener une enquête. »