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A Paris, jeter son mégot de cigarette par terre vous coûtera désormais 68 euros

A Paris, jeter son mégot de cigarette par terre vous coûtera désormais 68 euros

Jeter un mégot dans la capitale vous sera désormais 68 euros. Une mesure anti-pollution pour garder les rues propres !

Pour que la rue ne soit plus une poubelle, la ville de Paris met en vigueur dès aujourd’hui, jeudi 1er octobre, un plan de lutte contre les incivilités causées par les fumeurs. Ainsi, si les inspecteurs du service municipal de la propreté vous prennent en flagrant délit d’insalubrité publique, ils vous mettront une amende de 68 euros et tout ça, rien que pour un petit mégot ! A vos poubelles.

96 inspecteurs à l’affût

Fumer risque de devenir vraiment très cher. A partir d’aujourd’hui, un jet de mégot vous sera facturé 68 euros, soit une amende de troisième catégorie. Après un mois de septembre placé sous le signe de la prévention dans les rues de la capitale, où des milliers de faux PV ont été distribués, les 96 inspecteurs du service municipal de la propreté pourront vous verbaliser pour de vrai. Habillés en civil, ils seront à l’affût des fumeurs, quand les 5 000 autres agents s’intéressent, eux, aux déjections canines,  aux murs pris pour des urinoirs ou encore au dépôt sauvage de déchets. De plus, si l’amende n’est pas payée dans les temps, celle-ci grimpera à 180 euros. De nombreuses poubelles avec cendriers ont été installées à cet effet.

Une mesure anti-pollution

« Ils se concentreront en priorité sur les quartiers où les jets de mégots sont les plus conséquents », note Muriel Bernardin dans le Parisien, chef du centre d’action propreté de Paris. « Il ne s’agit pas de faire du chiffre. Mais d’envoyer un signal fort aux fumeurs pour diminuer cette pollution. C’est un travail au long-court », précise t-elle. En effet, selon la mairie, 350 tonnes de mégots sont ramassées chaque année sur les 2900 km de trottoirs de Paris. D’après Nadine Bernardin, cette mesure accouchera de bonns habitudes de la part des citoyens, comme c’eût été le cas il y a vingt ans, pour un autre type de pollution: « Un focus similaire avait été fait à Paris en 1992 sur les crottes des chiens. Aujourd’hui, les ramasser est devenu un réflexe pour de nombreux propriétaires ».