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Panama Papers: les soupçons sur le FN grandissent mais le vice-président nie tout

Panama Papers: les soupçons sur le FN grandissent mais le vice-président nie tout

L'annonce d'un grand parti français sur les fichiers du Panama Papers fait du bruit. Premier soupçon, le FN. Si un proche de Marine Le Pen est cité, celui-ci affirme ne rien avoir à se reprocher.

L’annonce de la présence d’un grand parti français dans les fichiers du Panama Papers a fait l’effet du bombe. Et les soupçons se sont directement portés sur le Front National. Non pas par justice médiatique mais par la présence du nom d’un proche de Marine Le Pen sur la liste. Pourtant Florian Philippot a assuré qu’il ne s’agissait pas de son parti politique, souhaitant tout de suite crever l’abcès. Présent sur le plateau d’Itélé, il a même lancé des menaces à ceux qui auraient pour but de « porter atteinte à l’honneur et à la réputation de ses dirigeants, de ses adhérents et de ses électeurs ». Il a même annoncé qu’il n’hésiterait pas une seule seconde « à engager des poursuites judiciaires contre tous ceux qui se compromettraient dans la diffamation la plus grave ». Pourtant Le Monde a annoncé ce matin que des proches de Marine Le Pen « ont mis en place un système offshore sophistiqué ».

L’affaire du Panama Papers fait réagir au FN

Pourtant, les soupçons se font de plus en plus présents. Et Frédéric Chatillon, le proche de Marine Le Pen cité dans l’affaire du Panama Papers a tout de suite réagit sur Facebook, expliquant que les journalistes s’attaquent à un lynchage médiatique sur sa personne: « comme j’ai l’impression que le but de ces journalistes est de créer le trouble et la suspicion, je vais prendre les devant pour m’auto-scooper et éviter de laisser se développer d’extravagants fantasmes ». Des propos que Florian Philippot a soutenu en ajoutant que « cela ne peut pas être le FN, qui est un parti assez pauvre et qui évidemment n’a pas de compte offshore ou Panama ou je ne sais quoi ».

Pour le moment, les soupçons ne se tournent pas sur le FN mais Jean-Marie Le Pen

Mais le fait est que le parquet national financier soupçonne l’ex-président du Front National, Jean-Marie Le Pen, de s’être servi de son majordome, Gérald Guérin, ayant droit officiel de la société offshore Balerton Marketing Limited pour dissimuler une partie de sa fortune. Cette société créé en 2000 apparaît cependant « sur les fichiers de la société panaméenne de domiciliation de sociétés offshore Mossack Fonseca », explique Le Monde. Malgré tout, ici il ne s’agit que du débat autour de la fortune personnelle de Jean-Marie Le Pen et non pas du FN. Et d’ailleurs les soupçons concernant le parti ne se revêt que sur l’apparition de Frédéric Chatillon dans les fichiers du Panama Papers. Une présence que Florian Philippot a qualifié de « parfaitement légal. De toute façon il n’a aucune responsabilité au FN ». Sur la présence de Jean-Marie Le Pen, il aurait déclaré: « je ne pense pas. Et si son nom apparaissait, il faudrait lui demander à lui-même ».