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Migrants: dispenser des cours afin de prévenir les viols

Migrants: dispenser des cours afin de prévenir les viols

Et si l'intégration des migrants passait par des cours. Afin d'éviter des problèmes comme à Cologne, la Norvège a mis en place depuis un certains temps des cours pour prévenir des agressions sexuelles.

En Norvège, ce procédé existe depuis maintenant plusieurs années, mais il est d’autant plus d’actualité depuis les événements de Cologne. En effet, le pays scandinave a mis en place la dispense de cours aux migrants pour prévenir les violences faites aux femmes. Un journaliste de l’AFP a eu la chance de pouvoir suivre ces cours dans le centre d’accueil de Ha, dans le sud-ouest du pays. Ici, une douzaine de Syriens et de Soudanais viennent suivre ces cours. « L’idée de ce cours, c’est de parler des situations à risques qui peuvent se présenter en matière de viols et de violences sexuelles », explique l’animatrice, Linda Hagen, au journaliste de l’AFP.

Des cours pour comprendre les signes en fonction des différences culturelles

Dans ce cours, le but est de répondre aux questions basiques sur les relations hommes femmes en occident: « Quelle différence y a-t-il entre l’amour et la sexualité? Qu’inspirent ces photos de femmes, l’une aux épaules nues l’autre voilée, projetées sur un écran? La violence peut-elle être légitime? Comment savoir si une femme est consentante? ». Si les différences culturelles sont fortes, elles le sont aussi dans le traitement entre l’homme et la femme. Des choses que certains migrants ne comprennent pas tous de la même manière et qui, à travers de ces cours, peuvent trouver des réponses censées et complètes sur la manière de se comporter.

Les migrants réceptifs et enthousiaste à ces cours

Le retour des migrants participant à ces cours est d’ailleurs très bien perçu. Pour la majorité des participants, l’échange avec le professeur est utile. Un syrien de 42 ans confie au journaliste que « moi, je n’ai pas de problèmes parce que ma ville est une ville ouverte et ma soeur, ma mère, elles ressemblent beaucoup aux femmes ici », mais il explique venir pour aussi aider ce qui ne souhaitent pas participer à ces cours. Il ajoute ensuite pour étayer son argumentaire que « j’ai des amis qui viennent d’une autre culture, d’une famille stricte. Pour eux, dès qu’une femme montre un peu de peau, c’est un appel au sexe ».

La majorité des participants sont d’ailleurs choqués de ce qui s’est passé la nuit de la Saint Sylvestre à Cologne. Un des migrants syrien présent au cours déclare même que « je trouve que ce ne sont pas des hommes qui ont fait ça. Ce sont des animaux. Ce sont des gens malades ». Des propos acquiescés par son camarade, qui lui, ajoute que « nous voulons que les autorités allemandes désignent précisément ceux qui ont fait ça, non pas qu’elles se contentent de dire que ce sont des demandeurs d’asile. Ils doivent être expulsés sur-le-champ vers le pays d’où ils viennent. Ils ne peuvent pas vivre ici ».