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Migrants: 82% des Français favorables à leur accueil !

Migrants: 82% des Français favorables à leur accueil !

Les Français sont moins hostiles à l'accueil des migrants qu'on ne le pense, c'est le constat d'une étude menée par Amnesty International

Les Français sont plus altruistes qu’on ne le pense. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde », entend-t-on fréquemment depuis le début de la crise des migrants. Et pourtant, un sondage réalisé par Amnesty International montre le contraire. Une majorité des citoyens de l’Hexagone pense que le gouvernement devrait en faire plus pour aider les réfugier. De quoi revoir la certitude de certains, selon laquelle l’opinion publique serait frileuse à l’égard de ces migrants.

6 millions de Français prêts à ouvrir leur porte aux migrants

Menée dans 27 pays, l’étude montre que les Français sont moins hostiles que certains semblent le penser à l’accueil des réfugiés. 82% d’entre eux sont favorables à ce que les migrants trouvent refuge dans l’Hexagone. Ils sont également 63% à considérer que « le gouvernement devrait davantage les aider ». Une forte majorité qui situe pourtant le pays en bas du tableau, juste derrière les États-Unis. Les Allemand de leur côté jugent à 74% que leur pays devrait faire plus, alors qu’il a déjà accueilli près d’un million de réfugiés l’année dernière. Par ailleurs, 9% des Français, soit 6 millions de citoyens, se disent même prêts à ouvrir la porte de leur domicile.

Les opposants sont les plus bruyants !

Selon Jean-François Dubost, responsable du programme « protection des populations » pour Amnesty France, ces chiffres sont « à la fois surprenants, et pas tant que ça ». Comme toujours, se sont les voix les plus hostiles qui s’élèvent davantage. Cela pourrait expliquer le sentiment d’une société française fermée à ces arrivés. C’est l’argument avancé par Jean-François Dubost pour qui « la majorité accueillante, elle, est devenue silencieuse ». Une opposition « surinterprétée » par les politiques selon Amnesty. « Et quand ils décident l’accueil de 30 000 réfugiés en deux ans sur notre sol, ils le font en catimini », regrette le responsable de l’ONG. Lui, prône au contraire une nécessité d’assumer cet accueil et de la valoriser : « on entretient une espèce de flou et d’illisibilité autour des réfugiés qui est le terrain idéal pour ceux qui nourrissent les craintes ».

Le sociologue Michel Wieviorka, directeur d’études à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) rappelle au Parisien quant à lui « que la majorité de ces réfugiés ne sont pas intéressés par s’y établir (ndlr en France). La plupart regardent vers les pays du Nord, comme le montre la situation à Calais. »