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Marseille: des « murs anti-kalachnikovs » pour protéger les écoles ?

Marseille: des « murs anti-kalachnikovs » pour protéger les écoles ?

Après qu'une douille ait été retrouvée dans une école de la ville en février dernier, la question est posée à Marseille.

« On s’entraîne à la kalachnikov dans les rues de Marseille ! » La sortie de Samia Ghali, sénatrice-maire (PS) des XVème et XVIème arrondissements, la semaine dernière sur RMC à propos de la sécurité a vu émerger une idée. Des écoles pourraient mettre en place des murs anti-kalachnikovs. Le but est de protéger les écoles de son arrondissement, notamment près de la cité La Castellane dans les quartiers nord. « Aujourd’hui, j’en suis même à demander à ce qu’on monte un mur dans une école pour que les balles des kalachnikovs ou des fusils ne se retrouvent pas dans la cour de récréation ».

Des douilles dans les cours d’écoles de Marseille

Cette idée provient de l’équipe enseignante de l’école du quartier de la Bricarde, située à côté de La Castellane à Marseille. Dans cette école, la police surveille la sortie des classes pour des altercations entre délinquants du quartier et les enfants à la sortie des cours. Qui plus est, pendant les vacances de février, une douille de kalachnikov a été retrouvée dans la cour de récréation de l’école. Des tirs sont entendus aux abords e l’école. Le 21 mars dernier lors d’un conseil d’arrondissement concernant la sécurité dans les écoles, la directrice avait raconté le l’absurdité que représentait le fait d’élever « un mur pour protéger la cour de récréation ». Une « défaite » qui est pourtant selon elle, nécessaire à la sécurité des enfants.

Samia Ghali veut alerter sur la banalisation de l’utilisation des kalachnikovs

La sortie de Samia Ghali sur RMC à propos des kalachnikovs vient d’une volonté d’alerter. Elle a aussi évoqué l’existence de séances d’entraînement, « dans certains quartiers, des jeunes s’entraînent à tirer à la kalachnikov ». La sénatrice-maire des XVème et XVIème arrondissements de Marseille n’hésite pas à utiliser des exemples chocs pour interpeller les français, « des jeunes sont capables de s’en procurer pour le prix de deux paires de basket. »