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Loi travail: Valls/Martinet, le Premier ministre va-t-il écouter l’UNEF ?

Loi travail: Valls/Martinet, le Premier ministre va-t-il écouter l’UNEF ?

Mercredi 6 avril, les organisations de jeunesse vont être reçues par l'exécutif pour débattre sur la loi travail. Une nouvelle rencontre qui offre quelques promesses de réconciliations, mais vont-elles être tenues ?

On prend les mêmes et on recommence ! Les organisations de la jeunesse vont se réunir une nouvelle fois face à Manuel Valls et les représentants de l’exécutif sur la loi travail mercredi. Alors que l’UNEF, l’UNL et la FIDL se sont mobilisés en masse le 31 mars dernier aux côtés des organisations et des syndicats de travailleurs, ils ont appelé à une mobilisation le 5 et 9 avril prochain avec toujours comme point d’orgue, le retrait de la loi travail. Une prise de position que n’accepte pas le gouvernement. Malgré tout, les ministres Myriam El Khomri (Travail), Najat Vallaud-Belkacem (Education Nationale) et Patrick Kanner (Jeunesse), accueilleront l’UNEF à la mi-journée, ainsi que la Fage pourtant peu mobilisée après la seconde réécriture du texte par Manuel Valls.

Une proposition sur les prolongations de bourses ?

Cette rencontre fait suite après l’annonce de Manuel Valls de la réception des organisations de jeunesse une seconde fois après la mobilisation du 31 mars. Il s’était même dit prêt à regarder certaines propositions de l’UNEF. Principale proposition, la prolongation du versement de la bourse malgré la fin des études. En effet, comme l’a expliqué William Martinet sur RMC ce matin, alors qu’un étudiant boursier reçoit un versement pour réaliser ses études, une fois le diplôme obtenu, il ne la perçoit plus. Mais pourtant, le travail n’est pas forcément là et les indemnités du chômage ne sont pas possible à la sortie de l’école. Autrement dit l’étudiant se retrouve piégé par le système.

Une discussion sur la loi travail qui peut tourner court

« Il y a un terrain de discussions sur lequel j’espère qu’on pourra avancer, c’est celui de nos contre-propositions sur l’insertion professionnelle des jeunes », a déclaré William Martinet, ajoutant qu’on « a besoin d’une politique publique qui dise on pénalise les embauches en CDD et on favorise les embauches en CDI », un proposition déjà faite aux jeunes à la mi-mars avec la réforme du CDD. Mais un point de blocage risque de se créer. Si Manuel Valls accepte de recevoir et d’écouter l’UNEF, c’est aussi pour assouplir le texte de la loi travail envers les jeunes, ou du moins, pour les écouter. Ce que demande les jeunes, le retrait. Alors, il y aura-t-il un blocage ou un accord ?