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Loi Travail: la réaction des Français face à un nouveau 49.3

Loi Travail: la réaction des Français face à un nouveau 49.3

Les Français s'opposent à l'utilisation d'un nouveau 49.3 et sont favorables à une union des frondeurs de gauche et de la droite contre l'article.

Les Français sont fermement opposés à l’utilisation du 49.3 pour faire passer la loi Travail. Alors que débute ce mardi 28 juin une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme du code du Travail, selon un sondage Odoxa pour France Info, Le Parisien/Aujourd’hui en France et MCI 73% des Français trouveraient « choquante » une nouvelle utilisation du 49.3 par le gouvernement (71% en mai). Le texte de la loi Travail, étudier ce jour par le Sénat revient à l’Assemblée nationale le 5 juillet 2016.

Pour une association de la droite et des frondeurs

Mais ce n’est pas tout, 58% des personnes interrogées seraient favorables à une association des frondeurs de gauche et de la droite. Selon eux, si le 49.3 était utilisé et qu’une nouvelle motion de censure était déposée par la droite, les « frondeurs » de gauche devraient la voter cette fois. Et 53% des partisans de gauche y seraient favorables. Ce sondage va dans le sens de Jean-Luc Mélanchon qui, depuis le premier 49.3 appelle à faire barrage contre la loi Travail quel que soit le moyen utilisé. Il apparaît ainsi que les Français sont toujours autant attachés à la démocratie parlementaire au sein de l’Hexagone.

L’article 2 de la loi Travail est le plus polémique

Globalement, les personnes interrogées sont en accord avec les syndicats contre la loi Travail : l’article 2 est celui qui pose le plus de problème. L’article 2 donnerait davantage de poids aux accords d’entreprises qu’aux accords de branches. Pour 64% des sondés « beaucoup d’entreprises chercheront à négocier à la baisse les droits des salariés » si la hiérarchie des normes au sein des entreprises était renversée. Seule une minorité des Français (44%) pensent que cela permettrait de « développer le dialogue social au sein des entreprises », comme l’affirme le gouvernement. Les citoyens de l’Hexagone semblent donc être davantage en accord avec Philippe Martinez. Pourtant ils sont 65% à être persuadé que si les syndicats s’opposent à cet article, c’est parce qu’il limitera leurs pouvoirs au sein des entreprises.