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Loi travail: le ton monte entre Myriam El Khomri et des militants de la CGT

Loi travail: le ton monte entre Myriam El Khomri et des militants de la CGT

Le débat sur la loi travail s'enflamme encore. Cette fois-ci, c'est la ministre du Travail, Myriam El Khomri qui a été chahutée par des militants syndicalistes.

Myriam El Khomri ne lâche rien sur sa réforme de la loi travail… Si bien que la ministre du Travail est venue débattre mardi 12 avril avec des militants CGT qui sont venus l’interpeller sur la réforme de la loi travail, selon un journaliste de l’AFP. A son arrivée, une dizaine de manifestants, militants syndicalistes de l’union départementale CGT Paris, ont hurlé le slogan « Retrait, retrait de la loi El Khomri ! ». Face à Myriam El Khomri, les déclarations sur la loi travail n’ont pas ménagé le texte, jugeant une réforme « complètement déconnectée de la réalité des salariés dans les entreprises, qui remet en cause le principe d’égalité devant la loi, avec un Code du travail pour chaque entreprise, qui dégrade les conditions » du dialogue social.

La loi travail donne deux interprétations

A l’issue de l’échange d’une dizaine de minutes, Myriam El Khomri a annoncé que « c’est un pouvoir donné aux syndicats de signer ou de ne pas signer un accord ». Un argument dont un syndicaliste présent aurait répondu : « et à partir du moment où il n’y a pas d’accord, c’est le droit actuel qui s’applique. Mais il y aura forcément des organisations syndicales, sous la pression de l’employeur, qui seront amenées à signer ». Un échange tendu notamment sur la question des référendum d’entreprises. Un sujet tendu car pour les syndicats travailleurs, cette possibilité de vote au sein même d’une entreprise les mettrait de côté, ce qu’il ne peuvent accepter. Pourtant, la ministre a précisé que ces référendum seraient « à la main des organisations syndicales qui représentent 30 % des salariés, et non des organisations patronales ». Pour Myriam El Khomri, la loi travail permet avant tout un meilleur dialogue social en ce qui concerne les accords d’entreprises, mais ce n’est pas du goût des syndicalistes qui y voient un affaiblissement de leur pouvoir au sein de l’entreprise.

Un débat qui s’enlise

Le débat sur la loi travail risque de s’enliser. En effet, le gouvernement a annoncé à l’issue de sa rencontre avec la jeunesse qu’il ne bougerait pas. Cependant, les organisations syndicales ouvrières et patronales ont affirmées qu’elles ne souhaitaient pas voir le texte passer. Si le patronat réclame le retour à la première version de la loi travail, les organisations ouvrières veulent le supprimer dans sa totalité. Alors que le texte est en débat avant un votre à l’Assemblée Nationale au début du moi de mai, il semblerait que le gouvernement ait encore du mal à faire l’unanimité.