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Loi travail : l’interdiction de manifester suspendue pour 9 militants sur 10

Loi travail : l’interdiction de manifester suspendue pour 9 militants sur 10

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Ils ont finalement pu rejoindre le cortège parisien à Paris. Neuf militants sur dix ont vu l’arrêté qui les interdisait de battre la paver contre la loi Travail levé par la justice. La préfecture de Paris avait « interdit de séjour » dix militants antifascistes, qu’elle affiliait à des casseurs, aux abords de la manifestation organisée ce mardi. Le tribunal administratif mobilisé par les militants a suspendu la quasi-totalité de ces arrêtés.

Des militants interdits de manifester

Durant le weekend, plusieurs militants se sont vus interdits de séjour hier entre 11 heures et 20 heures dans les arrondissements de Paris concernés par la manifestation et « de 18h et jusqu’à 07h le lendemain dans le périmètre autour de la place de la République ». L’arrêté permettait grâce aux dispositions de l’état d’urgence « d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». Le groupe de défense collective qui soutient les manifestants contre la loi travail a décidé de recourir à la justice pour contrer ces décisions.

Les opposants à la loi travail font appel à la justice

« Aucun lien n’est établi entre les individus et les violences. C’est un raisonnement basé sur un soupçon d’intention, une forme de délit d’opinion. Ça pose un vrai problème démocratique », explique Me Raphaël Kempf, l’un des avocats des militants mis en cause. Ce que semble approuver le juge dans ses ordonnances de rejet. Il dénonce une « atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir et à celle de manifester ». Particulièrement médiatisée, l’interdiction faite à un journaliste de se rendre sur le lieu de la manifestation est la première à avoir été levée. « La justice a reconnu que la quasi-totalité des arrêtés émis n’étaient pas solides », a déclaré Me Raphaël Kempf, d’autant que « la préfecture de police n’a pas été capable de produire » de preuves. En ce qui concerne le 10ème cas dont le recours a été rejeté, le tribunal administratif a estimé que le militant« ne conteste pas sérieusement les agissements graves et précis qui lui sont reprochés », à savoir des violences contre deux militaires.

Auteur: V.O.