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Jungle de Calais: où vont aller les migrants après le démantèlement de la zone ?

Jungle de Calais: où vont aller les migrants après le démantèlement de la zone ?

La zone sud de la jungle de Calais va être démantelée a assuré la préfète du Pas-de-Calais… Mais que vont faire les migrants expulsés de force ?

La dissolution d’une partie de la jungle de Calais a été annoncée la semaine dernière par le tribunal de Boulogne-sur-Mer. Si les associations pro-migrantes s’y opposent, Xavier Bertrand, le président de la région Nord-pas-de-Calais-Picardie, a annoncé qu’il ne ferait pas marche arrière, insistant sur l’utilité urgente de démanteler la zone sud de la Jungle de Calais. Si pour le moment, les familles présentes sur les lieux sont invitées à partir de leur plein gré, certains s’y opposent. Malgré tout, ceux qui n’auront pas quitté les lieux seront expulsés de force selon la préfète du Pas-de-Calais, qui souhaite malgré tout éviter cette solution: « on fera tout pour éviter le recours à la force publique. Le démantèlement devrait commercer mercredi et la force publique ne sera pas engagée si chacun joue le jeu », a expliqué la préfète à BFMTV.

Deux solutions ont été proposées, dont une dans la jungle

Mais que faire des personnes qui déménagent ? En effet, si les habitants de la jungle devront trouver un nouveau foyer, ils ne comptent pas bouger de la région. Pour le moment, deux solutions leurs sont proposées par les autorités. La première est de se diriger vers le Centre d’accueil provisoire de la jungle, ouvert en janvier, et qui compte près de 1 500 places dans des conteners chauffés. Pour le moment, 300 places sont encore disponibles. Malgré tout, la zone sud de la jungle est pour le moment occupé par près de 1000 migrants selon les autorités, ce qui veut dire que cette solution ne peut pas soulager entièrement la masse de population.

Un délai trop court selon les associations

Il a ensuite été proposé d’intégrer l’un des 102 centres d’accueil et d’orientation installés dans toute la France, mais qui s’éloignent des côtes britanniques. Pour le moment, selon la préfecture du Pas-de-Calais, 2 600 personnes ont déjà trouvé refuge dans ces camps depuis le mois d’octobre dernier, renonçant à traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne. Mais cette solution n’est pas possible selon les associations, qui, contrairement aux autorités, ont recensé plus de 3 000 personnes dans la zone sud de la jungle: « nous avons numéroté chaque abri, nous avons fait un fichier, et nous sommes arrivés pour cette zone à 3.455 personnes. C’est trop rapide de vouloir faire ça en une semaine », explique Christian Salomé, président de l’association L’Auberge des Migrants à BFMTV. Sa crainte est de voir les migrants se placer dans une situation encore plus précaire qu’elle ne l’est actuellement. Un référé a été déposé au tribunal même si pour l’instant, la préfecture maintient sa décision et la date, mercredi à 20 heures.