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Harcèlement sexuel: création d’une cellule contre ce fléau à la mairie de Paris

Harcèlement sexuel: création d’une cellule contre ce fléau à la mairie de Paris

Touchée directement par les scandales de harcèlement sexuel qui ont éclaté dernièrement, la mairie de Paris prend des mesures pour lutter contre ce fléau.

La mairie de Paris essaye de lever l’omerta sur le harcèlement sexuel. Après l’affaire Baupin, c’est au tour d’Anne Hidalgo, de dénoncer les commentaires déplacés dont elle a été victime. L’écologiste accusé de harcèlement sexuel avait été adjoint au maire sous les mandatures de Bertrand Delanoë. En peu de temps, l’hôtel de ville de la capitale a été atteint de l’intérieur par les deux scandales. Et cela inspire le Conseil de Paris. Mardi, il a voté la mise en place de dispositifs pour lutter contre ce problème.

Un cellule d’écoute pour lutter contre le harcèlement sexuel

« Cette affaire a fait prendre conscience à tout le monde, à la mairie de Paris comme ailleurs, qu’il fallait renforcer la lutte contre le harcèlement sexuel », explique Hélène Bidard, à 20 Minutes. La semaine dernière, tous les groupes politiques confondus s’accordaient sur la nécessité de créer un groupe de travail destiné à mettre en place des dispositifs pour lutter contre ce fléau. Un numéro d’écoute existe déjà au sein de la Mairie de Paris, « mais seul il ne suffit pas à briser l’omerta », ajoute l’adjointe d’Anne Hidalgo chargée des questions relatives à l’égalité homme-femme. La plupart du temps, les victimes ont peur des représailles, elles décident alors de garder le silence. C’est pour cette raison que de nouvelles mesures ont été votées ce mardi par le Conseil de Paris. « Il s’agira de mettre en place un processus bien plus complet et plus clair pour accompagner et protéger les victimes », insiste Hélène Bidard. Ainsi, « une véritable cellule d’écoute chargée de recueillir les signalements des victimes », sera mise en place. Celle-ci assurera l’anonymat des victimes et les accompagnera sur un plan judiciaire.

« L’omerta n’est pas encore levée »

Mieux vaux prévenir que guérir. Cet adage, la mairie de Paris l’a bien intégré. Alors en plus de ces mesures d’accompagnement des victimes, elle a décidé de miser sur la prévention. « Une campagne d’affichage sur le harcèlement sexuel sera déployée auprès de l’ensemble des agents de la ville, de même qu’un petit livre sur la conduite à tenir en cas de harcèlement sexuel », explique l’adjointe d’Anne Hidalgo. La raison : depuis l’affaire Baupin, les langues se sont déliées à l’hôtel de ville. « Ils ne concernent pas Denis Baupin, mais oui des cas de harcèlements sexuels ont été signalés à la mairie de Paris depuis début mai », avoue Hélène Bidard. Anne Hidalgo a tenté de montrer l’exemple en rédigeant une lettre ouverte à Philippe Pemezec qui avait tenu des propos sexistes à son attention. Mais malheureusement, « l’omerta n’est pas encore levée », selon son adjointe.