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Entreprises : vers une parité dans les conseils d’administration

Entreprises : vers une parité dans les conseils d’administration

Les conseils d'administration des entreprises de plus de 500 salariés devront être composés d'au moins 40% de femmes à partir de 2017.

La parité dans les entreprises, c’est pour bientôt. Dès 2017, les conseils d’administration des entreprises de plus de 500 salariés devront être composés de femmes à 40%. La loi Copé-Zimmermann votée en 2011 oblige les sociétés cotées et les entreprises de plus de 500 salariés, dès le 1er janvier prochain, à compter 40 % de femmes dans leurs conseils d’administration. Afin d’éviter les amendes, les recrutements massifs ont déjà commencé dans les entreprises.

Les entreprises recrutent des femmes

Interrogé par RTL, Boris, chasseur de tête dans un cabinet de recrutement parisien explique ainsi « on ne nous demande que des femmes ». Selon lui, les dirigeants « s’affolent un peu car il est vraiment temps d’atteindre ce quota de 40% ». Cette obligation est une aubaine pour les femmes pouvant prétendre aux postes qui se retrouvent parfois en lice pour plusieurs candidatures. « Plusieurs des candidates qu’on aborde sont déjà souvent sur trois recrutements en même temps, donc beaucoup plus sollicitées qu’il y a trois ans », rapporte le chasseur de têtes. Cette féminisation des hauts postes se vérifie dans les entreprises cotées en bourse, qui ont vu leur proportion de femmes tripler en 10 ans. 

La parité sera-t-elle au rendez-vous ?

L’objectif des 40% de femmes dans l’ensemble des conseils d’administration des sociétés de plus de 500 salariés au 1er janvier 2017 semble pourtant difficile à atteindre. Selon une étude du cabinet de recrutement de dirigeants Éric Salmon & Partners, seuls 33% des 60 premières entreprises françaises atteignent ce quota. Certaines femmes en quête d’un premier mandat comme Armelle Carminati comptent bien faire de cette loi une opportunité de carrière. Selon la dirigeante de 54 ans et présidente de la commission innovation sociale et managériale au Medef, cela va permettre aux femmes de prouver qu’elles représentent « un apport et pas un risque » pour les entreprises.