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Des employés du Nord de la France assignés en justice alors qu’ils réclament leurs paies

des employés réclament leur salaire et reçoivent une assignation

Alors qu’ils attendent leurs salaires et se sont mis en grève, les employés d’une entreprise du Nord de la France ont reçu une assignation en justice.

Ils sont 27, vingt-sept employés à réclamer depuis plusieurs jours leurs salaires. Mais la direction n’est pas d’accord, et au lieu de leurs chèques, c’est une assignation en justice qu’ils ont reçu jeudi 20 août 2015. Leur entreprise, Les Verreries Masnières leur réclament de régler 1000 euros par personne et par jour de conflit ainsi que de verser solidairement 7000 euros. La raison, les salariés sont en grève depuis mardi 18 août pour réclamer… leurs salaires, leurs feuilles de paie et leurs attestations de fin de contrat. Pour Stoelzle Masnières Parfumerie SAS, le nouveau nom des Verreries, « une telle manifestation constitue manifestement un trouble illicite qui met en péril la pérennité de la société, et qui permet à l’employeur d’obtenir l’expulsion immédiate des occupants. Cette occupation du lieu de travail puisqu’elle porte atteinte à la liberté de travail des salariés, constitue un trouble manifestement illicite », selon leurs déclarations parues dans le journal La Voix du Nord.

Une raison de se battre encore plus

Pour les 27 salariés de l’entreprise, la lettre ne passe pas, et elle est même devenue une nouvelle raison de se battre. Toujours dans le quotidien régional du nord, un des grévistes déclare:« cette assignation ne nous dérange pas, elle nous révolte encore plus. Et si la décision de justice est en notre défaveur, demain, ce sera encore davantage. C’est eux qui sont en tort et nous doivent des documents. Nous, nous sommes des pacifistes ». Pour un autre employé, c’est un scandale : « Pour mettre des assignations, ça va très vite, mais pour régler les soldes de tout compte, c’est autre chose… ».

Les employés attendent la décision du tribunal

Bien décidés à ne pas quitter le parking de l’usine qu’ils occupent, les salariés attendent avec attention la décision du tribunal de grande Instance de Cambrai. Celui-ci devrait donner un verdict aujourd’hui, le 21 août 2015, pour décider lequel des deux camps est en tort.

Crédits photo : D.R. La Voix du Nord