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Écologie: le trou dans la couche d’ozone se résorbe

Écologie: le trou dans la couche d’ozone se résorbe
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Le protocole de Montréal n'aura pas été vain : le trou dans la couche d'ozone pourrait être totalement résorbé d'ici 2050, selon une étude internationale.

Qui a dit que les traités internationaux sur l’environnement ne servaient à rien ? Le trou dans la couche d’ozone se referme. Cette bonne nouvelle a été publiée par Susan Solomon, professeur de chimie et de science du climat au Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans la revue américaine Science jeudi 30 juin. Son étude, réalisée avec d’autres chercheurs révèle que le trou dans la couche d’ozone a diminué de plus de 4 millions de km2, une surface presque équivalente à celle de l’Union Européenne, depuis 2000. Il pourrait même se résorber totalement d’ici à 2050.

Le trou d’ozone « sur la voie de la guérison »

L’étude s’appuie sur des mesures prises au mois de septembre, pendant le printemps austral, depuis quinze ans. « Globalement le trou d’ozone paraît être sur la voie de la guérison » selon l’étude. Car les mesures prises lors du protocole de Montréal de 1987 portent leurs fruits. Le traité international a interdit progressivement les gaz chlorés qui étaient présents dans les systèmes de climatisation, de réfrigération et les aérosols pour les laques à cheveux. « D’ici à 2030, le protocole de Montréal, adopté par tous les pays, aura évité deux millions de cancers de la peau par an, des dégâts oculaires et immunitaires sur les humains, et aura aussi protégé la faune et l’agriculture », selon des simulations du Programme des Nations unies pour l’environnement. La couche d’ozone, protège les organismes vivants en absorbant la plus grande partie du rayonnement solaire ultraviolet.

Une bonne surprise

Et les mesures prises par le protocole de Montréal n’ont pas été vaines. Selon l’étude, le trou dans la couche d’ozone devrait être résorbé d’ici à 2050. « Nous pouvons désormais être confiants dans le fait que les mesures internationales prises ont mis la planète sur la voie du rétablissement », se félicitait Susan Solomon. Il s’agit d’une bonne surprise car les spécialistes n’attendaient pas cette « guérison » avant plusieurs années. Mesurer la couche d’ozone se révèle d’ailleurs compliqué : les polluants d’origine humaine sont responsables de son déclin, mais ses variations saisonnières sont soumises à des aléas environnementaux comme les éruptions volcaniques. Ainsi, l’année dernière elle s’était à nouveau élargi en raison d’un phénomène météorologique temporaire indépendant des activités humaines.