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Daech: une filière djihadiste de Champigny-sur-Marne a été condamnée

Daech: une filière djihadiste de Champigny-sur-Marne a été condamnée

Le procès de le filière de Champigny a abouti à 12 condamnations. Les peines vont, pour ces djihadistes, de 3 à 10 ans de prison.

Le procès s’était tenu du 7 au 11 mars devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. 12 membres de la cellule djihadiste ont été condamnés à des peines allant de trois ans, dont deux avec sursis, à dix ans d’emprisonnement. La filière de Champigny-sur-Marne a donc été lourdement touchée, malgré le fait que plusieurs de ces hommes soient encore en Syrie et ont donc été condamnés par contumace. Suite à deux voyages, toutes ces personnes s’étaient rendues en Syrie en aout 2013.

L’enquête avait été possible grâce aux proches des prévenus

La cellule de recrutement et d’acheminement depuis le Val-de-Marne vers les rangs de Daech avait permis l’envoi d’une douzaine de djihadistes en Syrie. Ils ont tous été radicalisés à la suite de leur fréquentation de la mosquée Triton de Villiers-sur-Marne. Les membres de la cellule djihadiste ont décrit l’Imam Mustapha Mraoui comme un « gourou ». Ce sont les proches des prévenus qui avait prévenu les autorités. Selon la magistrate du parquet, l’ Imam Mraoui fait aujourd’hui partie des cinq hommes dans le dossier qui « sont toujours sur zone, ce qui laisse présumer qu’ils sont devenus de véritables guerriers » et en cas de retour en France « présentent un risque majeur de passage à l’acte. »

Le détail des condamnations prononcées à l’encontre des membres de la cellule djihadiste

Deux détenus ont été condamnés à sept et huit ans de prison. Trois autres comparaissait libres sous contrôle judiciaire. Aucun d’entre eux n’a été emprisonné à l’issue de l’audience, alors qu’eux-mêmes avaient apporté des affaires pensant dormir en prison. Les sept derniers condamnés de la cellule djihadiste, soupçonnés d’être en Syrie, sont sous le coup d’un mandat d’arrêt. Ils ont été condamnés à des peines allant de trois ans, dont deux avec sursis, à dix ans d’emprisonnement pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».