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Corée du Nord : Kim Jong-Un affirme pouvoir détruire une base américaine

Corée du Nord : Kim Jong-Un affirme pouvoir détruire une base américaine

Kim Jong-Un, le dirigeant nord-coréen a fêté l'essai réussi d'un missile capable d'atteindre des bases américaines dans le Pacifique. Au moment ou la Corée du Nord célébrait cet évènement, le Conseil de sécurité de l'ONU discutait de sa riposte.

Le dirigeant de la Corée du Nord a supervisé mercredi 22 juin le lancement de deux missiles, l’objectif est atteint, il peut désormais toucher les bases américaines du Pacifique. Kim Jong-Un a présenté cette journée comme un « grand événement » renforçant la capacité de frappe nucléaire préventive de son pays. Les deux missiles avaient une portée intermédiaire (de 2.500 km à 4.000 km) qui, logiquement, sont en mesure de menacer la Corée du Sud, le Japon mais également les bases américaines. KCNA, l’agence de presse nord-coréenne a rapporté les propos du dirigeant : « nous avons la capacité certaine d’attaquer d’une manière globale et concrète les Américains sur le théâtre d’opérations du Pacifique ».

Des essais nucléaires de la Corée du Nord condamnés

Les lancements de ces deux missiles de la Corée du Nord ont été condamnés par la communauté internationale et les capitales étrangères. A la demande soutenue de des Etats-Unis et du Japon, les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont procédé à une réunion à huis clos. « Une très grande convergence de vues » selon Alexis Lamek, l’ambassadeur adjoint de la France auprès de l’ONU. Tous ont qualifié ces tirs de missiles comme une « violation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité ». D’autant que plusieurs résolutions de l’ONU interdisent à la Corée du Nord l’usage de la technologie balistique.

La Chine tente d’arrondir les angles

Kim Jong-Un semble ravi de ces essais, et pour cause, la presse sous coupe du parti au pouvoir a publié des photos du dirigeant où on le voit plus qu’enthousiaste. Les multiples et récents essais nucléaires déguisés ne font qu’augmenter les tensions. Le Conseil de sécurité avait alors adopté les sanctions les plus lourdes jamais infligées à Pyongyang. De nouvelles sanctions impliqueraient l’accord de Pékin, traditionnellement l’allié le plus proche de Pyongyang. C’est pourquoi, mercredi 22 juin, la Chine a décidé de mettre en garde son allié contre « toute action qui pourrait déboucher sur une escalade des tensions ». La Corée du Nord a fait pourtant savoir qu’elle ne souhaitait pas reprendre les discussions sur son programme national nucléaire.