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Contrefaçons : deux produits dangereux sur trois viendraient de Chine

Contrefaçons : deux produits dangereux sur trois viendraient de Chine
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Un rapport de la Commission européenne indique que deux tiers des produits dangereux perquisitionnés en Europe proviennent de la Chine

La Commission européenne a présenté un bilan indiquant que près de deux tiers des produits dangereux perquisitionnés en Europe proviendraient de la Chine. Plus de la moitié des objets « made in China » confisqués présenteraient un risque chimique pour la santé ou un risque de blessures.

62% des produits en provenance de la Chine

Selon un bilan présenté lundi 25 avril par la Commission européenne, plus de 2 000 produits non-alimentaires ont fait l’objet d’une alerte européenne au cours de l’année 2015. Des métaux lourds dans des bijoux, des jouets défectueux en passant pas des contrefaçons de vêtements : chaque année, des milliers de produits sont perquisitionnés aux frontières de l’Europe. Parmi les objets dangereux identifiés, les jouets (27%) sont les plus nombreux, devant les articles de prêt-à-porter (17%). Ces produits présentent le plus souvent un risque chimique pour la santé (25% des notifications), devant le risque de blessures (22% des cas). Mais le plus étonnant dans tout ça ? 62% de la marchandise saisie en Europe proviendraient de la Chine. Pour cette raison, la commissaire européenne en charge du dossier, Vera Jourova, a annoncé dans un communiqué « se rendre en Chine au mois de juin afin de discuter de la sécurité des produits avec les responsables chinois ». Depuis 2006, la coopération entre l’UE et la Chine a conduit les autorités chinoises à prendre, à plus de 3 000 reprises, des mesures après avoir reçu des signalements européens.

Une traçabilité complexe

Malgré une politique sérieuse en matière de sécurité, parmi ces produits, certains passent encore entre les mailles du filet, notamment ceux commandés sur la toile. Un chiffre qui représente plus de la moitié des ventes, puisque 65% des européens pratiquent fréquemment ce mode de consommation. La traçabilité des produits « qui ne sont même pas examinés sur le plan de la sécurité » comme le souligne la commission européenne, reste également très problématique puisque dans un cas sur trois la provenance est difficile à identifier.