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Cigarette électronique: les institutions françaises prennent une position sur la question des bienfaits et des dangers

Cigarette électronique: les institutions françaises prennent une position sur la question des bienfaits et des dangers

La question de la cigarette électronique est toujours au coeur des débats. Le Haut conseil de la Santé publique sur la cigarette électronique a pris une décision pour l'année 2016.

Un bouton, une lumière, une inspiration et la fumée qui s’échappe des lèvres. Le geste commun de la cigarette électronique est devenu un classique à travers le monde. En France, ils seraient près de 12 à avoir déjà essayer la vapotte selon une étude du site happesmoke.com. Un succès qui se traduit malgré tout par des questions. Considéré par certains comme un moyen évident de stopper la consommation de cigarettes classiques, les opposants y voient surtout un moyen pour les jeunes générations de rentrer dans le cercle infernal de la dépendance à la nicotine. Si des études disent tout et se contredisent à longueur de temps, l’absence de réponse de la part des institutions soulève beaucoup de débat. C’est pourquoi, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) a publié jeudi 25 février, les recommandations du Haut conseil de la Santé publique sur la cigarette électronique.

Comment est perçu officiellement la cigarette électronique ?

Ce n’est pas le premier avis donné par la HCSP qui, en avril 2014, avait gardé ses distances par manque d’informations sur le produit en question. Mais en 2016, les études ont été poussées et les demandes institutionnelles, « en plus d’associations de tabacologie, de promotion de la réduction des risques, de consommateurs de la cigarette électronique et de professionnels de santé demandent une clarification du statut de la cigarette électronique », explique la InVS. Une demande que la HCSP a écouté et déclare alors que la cigarette électronique peut :

« -Être considérée comme un outil d’aide au sevrage tabagique pour les populations fumeuses désireuses d’arrêter leur consommation de tabac

-Constitue un outil de réduction des risques du tabagisme même si pour les usagers à la fois de tabac et de cigarette électronique, le débat reste ouvert

-Pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme mais que ce risque serait contrebalancé par le fait qu’elle pourrait aussi retarder cette entrée

– Induit un risque de « renormalisation » de la consommation de tabac compte tenu de l’image positive véhiculée par son marketing et sa visibilité dans les espaces publics »

Un sevrage positif mais…

Selon un sondage paru sur le forum-ecigarette.com, de nombreuses personnes ont déclaré avoir totalement arrêté le tabac traditionnel au profit de la cigarette électronique. Sur les 18 099 votants, 13 451 ont répondu favorablement à un arrêt total de la cigarette. Un vecteur pour lutter contre le tabagisme ? « Depuis que j’ai repris le sport, je me suis mis exclusivement à la cigarette électronique », confesse un utilisateur régulier à MCE, « je ne touche plus à une seule cigarette classique, mais j’ai toujours ma vapote au bec. Le problème c’est que l’on ne sait pas encore quels impacts cela peut avoir sur le corps ». Manque d’informations ? Le temps d’utilisation n’est pas assez développé pour pouvoir constater l’effet à long terme de la cigarette électronique.

Sondage

Les dangers et recommandations de la cigarette électronique

magasins de cigarette électronique

Vitrine propre, ouverte sur la salle de vente, cigarette électronique design et différents modèles qui colorent la vitrine, liste des parfums en rayon, les enseignes de cigarettes électroniques ont pignon sur rue depuis quelques temps. Une évolution qui rend indéniable l’idée que la cigarette électronique véhicule une image saine de son produit. Si les magasins fleurissent, ils attirent facilement le client et la jeune génération vers une consommation continue de la nicotine, ce qui effraie les institutions. C’est pour cela que la HCSP préfère encore une fois prendre ses distances lors de ses recommandations, conscient du bien que cela peut produire aux fumeurs, mais aussi inquiet de voir de jeunes personnes entrer dans le système de la consommation de cigarette électronique. Il est donc recommandé:

« – De poursuivre et d’intensifier les politiques de lutte contre la consommation de tabac

– D’informer, sans en faire publicité, les professionnels de santé et les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique

– De maintenir les modalités d’interdictions de vente et de publicité prévues par la loi de modernisation du système de santé et d’étendre l’interdiction d’utilisation à tous les lieux à usage collectif

– De renforcer les études d’observation et épidémiologiques sur le tabagisme et la cigarette électronique et de lancer des recherches en sciences humaines et sociales sur cette question

– De poursuivre les efforts de labellisations et de marquages pour assurer le maximum d’information aux consommateurs et assurer leur sécurité »