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Cancer: une pétition pour dénoncer le prix « exhorbitant » des médicaments

Cancer: une pétition pour dénoncer le prix « exhorbitant » des médicaments
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La Ligue contre le cancer a lancé ce jeudi 7 avril une pétition pour alerter sur le prix des médicaments. Ils considèrent les prix comme anormaux.

La Ligue contre le cancer a lancé une pétition pour faire baisser le prix des médicaments innovants. Elle dénonce des tarifs « exorbitants » et la façon dont sont fixés des prix. Ceux-ci seraient « injustes » et avaient déjà été dénoncés en décembre dernier. L’association forte de plus de 600.000 adhérents, soutient les personnes atteintes de cancer et finance des programmes de recherche. Elle souhaite désormais peser au niveau international. Notamment en espérant que la question sera au cœur de la prochaine réunion du G7 qui doit avoir lieu au Japon, à la fin du mois de mai 2016.

Le cancer tue 400 personnes par jour en France

La pétition en ligne de l’association critique principalement « l’opacité de la fixation des prix » et demande aux pouvoirs publics « qu’ils résistent à la pression des laboratoires pharmaceutiques ». Le cancer touche chaque jour 1.000 nouvelles personnes et en tue 400. « Les médicaments innovants ne sont pas des biens de consommation comme les autres, ils relèvent d’une nécessité et non d’un choix pour les personnes malades. » La Ligue contre le cancer a expliqué que « face à l’inflation des prix pratiqués par des laboratoires pharmaceutiques enclins à optimiser leurs gains, des menaces réelles pèsent sur l’équité d’accès des patients aux traitements innovants des cancers et sur la pérennité de notre système de santé solidaire ».

Quels traitements sont mis en cause ?

La Ligue prend exemple avec le Keytruda, un nouveau médicament efficace contre le mélanome (cancer de la peau), dont le coût est estimé à plus de 100.000 euros par an et par patient. Une cure standard de 12 semaines de Sofosbuvir coûte 59.000 euros aux États-Unis, 41.000 euros en France, 4.000 euros en Thaïlande et 700 euros en Égypte. « À court terme, le traitement d’un patient pendant un an équivaudra au revenu moyen de trois ménages français », l’association rappelle également que l’industrie pharmaceutique détermine ses prix, « en fonction des capacités économiques du marché ».