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Brexit: le Royaume-Uni lance une nouvelle donne politique en France

Brexit: le Royaume-Uni lance une nouvelle donne politique en France
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Avec son vote sur le Brexit, le Royaume-Uni a chamboulé l'Europe et les politiques. La France ne fait pas exception et à moins d'un an des présidentielles et des législatives 2017, la question de l'Europe dans la campagne électorale pourrait changer le paysage politique hexagonal.

Depuis une semaine, il affole l’actualité française et européenne, le Brexit. Si le départ du Royaume-Uni de L’union Européenne reste malgré tout une surprise, cette nouvelle n’est pourtant pas un retournement de situation improbable… « L’idée (du Brexit ndrl) était malvenue, le timing aussi et le casting surtout », explique Eddy Fougier, politologue à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) à MCE. Parlant de David Cameron, « si vous voulez défendre un point de vue, il faut en être convaincu vous même. Sinon ce sera vos opposants qui feront le plus de bruit », ajoute le politologue. Car oui, la position du Royaume-Uni au sein de l’UE a toujours été délicate. « La première question d’un départ avait été proposé en 1975… ils y sont rentrés en 1973 », explique un brun moqueur, le politologue. Mais le Brexit peut-il avoir de l’influence sur la politique européenne et notamment française ?

Faut-il un Brexit à la Française ?

Vote généralSuite à un sondage réalisé par MCE sur Twitter et le site internet de la chaîne auprès de 259 personnes, vous avez été 116 (43%) à considérer que le Royaume-Uni faisait une erreur. 27% d’entre vous ne se sentaient pas concernés par le sujet, tandis que 30% des votants aimeraient voir la France emboîter le pas du Royaume-uni dans un Brexit à la française. Un point de vue partagé par une des favorites à la présidence en 2017, Marine Le Pen.

Vote MCESi lors de l’invitation du président Hollande, cette idée avait été totalement rejetée, la présidente du Front National pourrait tirer parti du Brexit. « Au Premier tour les électeurs se défoulent… Mais comme les enfants, on se dit ce n’est pas pour de vrai. Quand on arrive au second tour, c’est la que les choses sérieuses commencent et les gens réfléchissent à leur vote », explique Eddy Fougier à MCE ajoutant que « ce qui est intéressant pour Marine Le Pen, c’est que là, les gens ont passé le cap » et donc rendre crédible une sortie de l’Union Européenne.vote Twitter

Le Brexit, une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen

Mais tout n’est pas rose pour Marine Le Pen. Au même titre que la comparaison des électeurs entre le premier et le deuxième tour d’un vote, pour Eddy Fougier, « on a l’impression que les personnes favorables au Brexit ont voté comme au premier tour et se réveillent aujourd’hui en se disant ‘mon dieu qu’est-ce que j’ai fait’ ». Pour preuve une pétition pour un second référendum a recueilli près de 3 millions de signatures outre-Manche. Mais c’est là qu’est le danger pour Marine Le Pen, car cela dévoile la limite des mouvements populistes. « Ce que l’on prévoyait comme une catastrophe et un chaos est probablement en train de se réaliser », détail le politologue, prenant comme exemple la défection de Boris Johnson, chef de file du Brexit qui seulement sept jours après le vote se retire du paysage politique, expliquant et assumant ne pas pouvoir tenir les promesses faites lors de la campagne. « La situation britannique peut montrer à quel point une arrivée au pouvoir de personne comme Marine Le Pen, Donald Trump, peut être une chose catastrophique », appuie Eddy Fougier.

L’élection présidentielle: un référendum système contre anti-système

Partir de l’Union Européenne en France c’est non ! Mais la question de l’Europe rentre dans le débat présidentielle et déjà, l’idée d’un référendum sur un nouveau traité est entrée sur le tapis. Mais le risque, c’est de voir l’élection présidentielle tourner en référendum sur la question européenne. Pour Eddy Fougier, la question est plus profonde: « depuis quelques temps on a la sensation que les élections tournent autour de référendum entre les partis pro-systèmes et ceux qui sont anti-systèmes ». On le voit notamment aux États-Unis avec les antagonistes Clinton-Trump. Dans ce débat, l’Europe n’est qu’un sujet faisant parti de cette dimension, les anti-systèmes sont généralement sceptiques sur la construction de l’UE, tandis que les autres y sont plutôt favorables. Pour Eddy Fougier, « oui les élections seront un référendum. Un référendum sur la volonté de rester dans un système ou d’en sortir ».

Infographies par Fabien Maury. Sondage réalisé sur Twitter et MCEtv.fr du mercredi 29 juin au vendredi 1er juillet 2017.