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Brexit: « pas d’effets sur notre économie » selon Michel Sapin

Brexit: « pas d’effets sur notre économie » selon Michel Sapin
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Lundi 4 juillet, Michel Sapin, ministre des Finances a affirmé sur Europe 1 que « le Brexit n'a pas d'effets sur notre économie ».

Avec le Brexit, le gouvernement français pourrait bien revoir sa prévision de croissance de 1,5% pour 2017 à la hausse. Michel Sapin a déclaré : « Nous ferons tout pour que la croissance soit encore plus supérieure ». Le ministre des Finances a confirmé que dans ces conditions, les impôts baisseront en 2017, comme l’a promis François Hollande la semaine dernière. Michel Sapin a également ajouté qu’« il n’y aura de baisse d’impôts que s’il y a une croissance supplémentaire ».

Une croissance de 1,5%

Actuellement, le gouvernement prévoit une croissance de 1,5% pour l’année 2017. Pourtant, le ministre des Finances craint un revirement de situation lié à l’incertitude des entreprises françaises. Cette incertitude est « surtout terrible pour la Grande-Bretagne », a-t-il cependant ajouté. Car, « plus l’incertitude dure, plus les difficultés économiques seront grandes » ». En revanche, la Commission européenne, elle, se montre plus optimiste que Bercy, elle vise un PIB à +1,7% pour l’année prochaine. Mais Bruxelles avait toutefois mis en garde contre les incertitudes « géopolitiques » qui planaient en Europe : « La reprise des investissements repose notamment sur la poursuite de l’amélioration de la confiance des entreprises, qui doit encore se matérialiser ».

Brexit, les pertes ne peuvent pas encore être chiffrées

A l’heure d’aujourd’hui, il n’est pas possible de chiffrer exactement l’impact du Brexit sur l’économie de la France Selon les analystes interrogés par nos confrères de Reuters, la reprise ne serait pas affectée à court terme. Ces économistes estiment que le ralentissement de l’économie britannique ainsi que la dépréciation de la livre sterling liés au Brexit vont nuire aux échanges commerciaux avec l’Hexagone. Selon les données de ‘France Diplomatie’, le Royaume-Uni est le cinquième marché tricolore à l’exportation (30 milliards d’euros) et le huitième fournisseur de la France (19 milliards). D’après Euler-Hermès, société de crédits d’assurance française, l’industrie, l’agroalimentaire et la chimie seraient les secteurs les plus touchés. L’activité touristique risque également d’être touchée. La dépréciation de la monnaie engendre pour les Britanniques une perte de pouvoir d’achat. Pourtant en 2014, le Royaume-Uni était le deuxième client de la France, avec 11,8 millions de touristes et 79,7 millions de nuitées.

Auteur: Jean-Henri Buet