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Brexit: l’Europe veut se débarrasser du Royaume-Uni le plus rapidement possible

Brexit: l’Europe veut se débarrasser du Royaume-Uni le plus rapidement possible

Alors que le Brexit annonçait une volonté de séparation de la part du Royaume-Uni, il semblerait que ce soit finalement l'UE qui souhaite voir partir les Iles Britanniques.

On en arriverait presque à croire que ce sont les autres membres de l’Union Européenne qui souhaitent voir partir le Royaume-Uni après le Brexit… En effet, mardi 28 juin 2016, le parlement européen a demandé aux responsables britanniques d’activer « immédiatement » la clause de retrait de l’UE qui est prévue dans le traité de Lisbonne… Selon les déclarations du Parlement, cela serait « pour éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l’intégrité de l’Union ». Et visiblement, ce discours a plu aux députés européens qui ont voté à 395 voix contre 200 pour ce projet insistant même sur le fait que « la volonté exprimée par le peuple (britannique ndrl) doit être entièrement et scrupuleusement respectée ».

Un moyen pour combattre l’extrême droite

Alors que le Royaume-Uni est encore sous le choc du Brexit, les instances européennes souhaitent faire pression pour voir le pays de la perfide Albion partir au plus vite. Mais pourquoi ? Il y a deux raisons probables à cette volonté de départ précipité. La première est tout simplement lié au fait que le maintient à demi-mot de la Grande-Bretagne pourrait devenir préjudiciable pour la stabilité de l’institution. Mais ce n’est pas tout. Alors que les pays membres de l’Europe sont confrontés à une montée de l’euroscepticisme dans leurs régions, un départ qui s’annonce comme catastrophique pour le Brexit pourrait justement décridibiliser ces mouvements souvent proches des mouvances d’extrême droite.

Le Royaume-Uni regrette-t-il le Brexit ?

Pourtant, le Royaume-Uni, malgré le vote du Brexit, ne semble pas vraiment pressé de quitter l’UE. En effet, David Cameron, le Premier ministre britannique avait annoncé que cette procédure de divorce qui correspond à l’article 50 du traité européen, ne serait enclenchée que par son successeur dans trois mois, soit après sa démission. De plus, les jeunes générations du Royaume-Uni sont fortement opposées à un départ et jugent injuste un tel référendum. Une pétition qui circule Outre-Manche a déjà réuni plus de trois millions de signatures pour l’organisation d’un nouveau référendum portant sur la même question. Autrement dit, les discussions sur le Brexit vont être tendues.