fbpx
Actualités
Partager sur

Autriche: que changerait l’élection d’un président d’extrême droite ?

Autriche: que changerait l’élection d’un président d’extrême droite ?

Une premier depuis 1945… Un membre de l'extrême droit pourrait se retrouver à la tête d'un pays européen. En l'occurrence, l'Autriche.

Cela va être une première dans un des pays historiques de l’Union Européenne, l’extrême droite va peut-être prendre le pouvoir en Autriche… Arrivé très loin en tête au premier tour des élections présidentielles de son pays, Nobert Hofer est quasiment donné vainqueur dans tous les sondages. En cas de victoire, il serait même le premier président d’extrême droite d’un Etat européen depuis 1945. Et si ce scénario inquiète tant en France, c’est que l’histoire risque de se répéter lors de l’année prochaine et les présidentielle de 2017. Pour Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite interrogé par 20 Minutes, « je doute que les électeurs du Front National soient sensibles à ce qu’il se passe dans un pays autre que le leur ». De plus, le poste de président en Autriche est surtout protocolaire et n’a pas de réelle influence sur la politique locale, au contraire de la France. Une arrivée de Marine Le Pen au pouvoir est donc un chemin de croix plus compliqué que celui de son homologue autrichien.

Les migrants et l’Autriche, ce serait fini ?

Si cela peut faire un changement, c’est surtout sur la politique migratoire de l’Autriche. En effet, le pays a longtemps était un état tampon. Si c’était pendant la guerre froide le passage d’entrée dans les pays du bloc de l’Ouest avec la Hongrie, l’Autriche a aussi accueilli de nombreux migrants durant la guerre de Yougoslavie au début des années 90… Mais la crise des migrants qui sévit en Europe tourne la page d’une Autriche ouverte. Premier pays ayant fermé ses frontières, la politique de Nobert Hofer est d’autant plus restrictive qu’elle ne respectera pas les quotas imposés par l’UE.

Norbert Hofer veut annexer une partie de l’Italie

Point le plus inquiétant du programme de Nobert Hofer, celui du « rétablissement des frontières ». S’il y a bien un point sur lequel on ne peut pas attaquer Marine Le Pen, c’est la volonté d’une expansion territoriale française. Ce n’est pas le cas de son homologue d’Autriche qui souhaite mettre la main sur une partie du Tyrol Italien. Une région fortement germanophone et historiquement rattachée à la culture allemande. Depuis la Première Guerre Mondiale, cette région des Alpes est rattachée à l’Italie comme l’a été la ville de Trieste, longtemps une possession Austro-Hongroise. Cependant, la modification des frontières est impossible dans l’union européenne… Une scission de plus entre l’extrême-droite et Bruxelles.