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Attentats de Paris: l’oublié du 13 novembre obtient sa carte d’invalidité

Attentats de Paris: l’oublié du 13 novembre obtient sa carte d’invalidité
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L'oublié des attentats de Paris, devenu invalide à la suite de ses blessures aura finalement gain de cause.

Djamel a vu sa vie lui échapper le soir du 13 novembre dernier. L’homme de 36 ans qui était à la terrasse de La Belle Équipe a été criblé de 4 balles. Cette victime des attentats de Paris a dû être amputé de sa jambe droite et a perdu l’usage de son bras gauche. Il vit désormais en fauteuil roulant. Et comme si les batailles physique et psychologique qu’il a du surmonter ne suffisaient pas, Djamel a dû mener un autre combat, contre l’administration française cette fois. L’homme qui s’est vu deux fois refuser le statut d’invalide a décidé d’entamer une grève de la faim en espérant mettre fin à son calvaire. L’ancien entrepreneur a enfin obtenu gain de cause le 04 juillet 2016.

Un taux d’invalidité inférieur à 80%

« C’est insupportable, on nous balade. Si l’État n’est pas capable de régler nos problèmes, ce n’est pas la peine de nommer quelqu’un qui fait semblant de s’intéresser à nous », s’est insurgé Djamel auprès du Parisien. Celui-ci a tenté d’obtenir sa carte d’invalidité afin de bénéficier du statut juridique et des aides qui vont de paires. Malheureusement, il s’était vu opposer deux refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Seine-Saint-Denis (MDPH). Et pourtant, Juliette Méadel, secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes avait assuré s’être saisi du problème. Démuni, il s’est senti oublié des attentats de Paris et s’en est remis aux médias pour plaider sa cause. Au premier juillet, Djamel essuyait un nouveau refus et a donc décidé d’entamer une grève de la faim. La raison : son taux d’invalidité a été évalué en deçà du seuil de 80% par la MDHP.

Encore une vingtaine d’oubliés des attentats de Paris

« Monsieur C. a reçu dès vendredi soir une lettre où il est bien indiqué, comme je m’y étais engagée, qu’il aurait la reconnaissance de travailleur handicapé ; c’est ça qui est important, car c’est ce statut qui lui donne le droit à une allocation et à une prise en charge spécifique », a fait savoir la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel au micro de TF1. Avant d’ajouter : « il est vrai que ce statut de travailleur handicapé ne va pas automatiquement avec une carte d’invalidité. Cette carte ne lui avait pas été accordée vendredi soir. Nous sommes intervenus extrêmement rapidement puisque dès samedi après-midi nous étions en mesure de lui dire qu’il aurait bien sa carte d’invalidité »20 Minutes, une vingtaine de victimes des attentats de Paris sont toujours dans l’attente d’un logement adapté.