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Attentats de Paris: la réponse odieuse d’une policière à une otage du Bataclan

Attentats de Paris: la réponse odieuse d’une policière à une otage du Bataclan

Hier, une commission d'enquête parlementaire a eu lieu concernant les attentats du 13 novembre. Les familles de victimes et des otages du Bataclan avaient de lourdes critiques à émettre.

« La policière m’a raccroché au nez », a affirmé la gorge nouée une des otages du Bataclan qui a témoigné hier devant la commission d’enquête parlementaire. Elle s’était cachée et barricadée avec une quarantaine de personnes dans une salle de la salle de concert. Au moment de son appel à la police, elle chuchote pour ne pas se faire repérer par les terroristes qui font des tours dans le bâtiment pour trouver d’autres victimes. Son interlocutrice lui demande de parler fort, « je lui ai dit que je ne pouvais pas parler plus fort, en parlant un tout petit peu plus fort, tous les autres se sont retournés vers moi… », La personne a fini par lui raccrocher au nez après lui avoir dit qu’elle bloquait la ligne. Le genre de dysfonctionnement, dans l’intervention lors des attentats, que beaucoup de personnes étaient venues dénoncer devant les parlementaires.

Des familles ont du attendre 3 jours après les attentats pour avoir la confirmation de la mort d’un proche

« Nous avons mille questions et nous attendons des réponses », a déclaré Georges Salines, père d’une victime du Bataclan et président de l’association 13 novembre, fraternité et vérité, qui a dénoncé les dispositifs d’informations le soir des attaques et les jours qui ont suivi. En effet, certains proches des victimes ont du attendre jusqu’à 3 jours sans nouvelles avant d’avoir la confirmation de la mort d’un proche. Certains témoins ont ensuite dénoncé des défaillances dans les services de renseignement de l’Etat. « Comment se fait-il qu’un terroriste interdit de territoire français et européen se retrouve à diriger une attaque de cette ampleur ? » a questionné Mohamed Zenak, père d’une blessée de l’attaque dans le bar Le Comptoir Voltaire.

Un rapport de la commission le 17 juillet

« Nous ne sommes ni des procureurs ni des juges, mais des commissaires d’enquête recherchant la vérité », a affirmé le président de la commission, le député Les Républicains Georges Fenech. La commission compte 30 parlementaires venant de tous les partis. Le député PS Sébastien Pietrasanta a notifié que le rapport sera dévoilé le 17 juillet prochain. Les attentats ont fait 130 morts dont 90 au Bataclan.