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Attentats de Paris : les victimes reçues par les juges d’instruction

Attentats de Paris : les victimes reçues par les juges d’instruction
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Pour la première fois depuis les attentats de Paris, les victimes sont reçues par les juges d’instruction à l’École Militaire.

Une rencontre émouvante et constructive. Six mois après les attentats de qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés, les victimes étaient reçus ce mardi par les juges d’instruction. Cette première rencontre s’est également révélée frustrante alors que le suspect clé Salah Abdeslam refuse pour l’instant de collaborer avec la justice. Des centaines de parties civiles sont conviées sur trois jours à des réunions à huis clos à l’École Militaire de Paris, là où, les familles sans nouvelles de leurs proches avaient été reçues par les autorités dans les jours suivant les attentats.

Beaucoup de questions sur l’avancée de l’enquête

« Comment ont été organisés les attentats ? Comment se déroule la coopération franco-belge ? Qui sont les instigateurs ? Ces questions se posent toujours dans l’esprit des victimes », tente de résumer l’avocat Emmanuel Daoud. Face aux victimes, les juges ont exposé les avancées de l’enquête en France et en Belgique, pays qui s’est révélé être la base arrière de la cellule djihadiste. Samia Maktouf, une avocate qui défend plusieurs familles évoque un « moment extrêmement émouvant, touchant et instructif. Nous avons eu un exposé précis et clair sur le déroulé des attentats ».
Beaucoup sont ceux qui attendaient des informations sur Salah Abdeslam, le seul membre des commandos parisiens encore vivant. Malheureusement, lors de son premier interrogatoire par la justice française vendredi, le terroriste s’est réfugié derrière son droit au silence. Si ces derniers ont été déçus, l’avocate rapporte « un moment fort » raconté par les juges : « lors de l’audition de Salah Abdeslam, le nom des 130 victimes a été égrené par le juge, face à Salah Abdeslam ».

Les victimes des attentats de Paris tentent de se reconstruire

De nombreuses zones d’ombre subsistent malgré tout, notamment sur la sécurité du Bataclan, qui avait déjà fait l’objet de menaces, ou bien la surveillance des frères Abdeslam par l’État belge. Dix-sept familles ont d’ailleurs annoncé leur intention de déposer plainte contre la Belgique à ce sujet. D’autres, quant à eux, souhaitent connaître le sort réservé aux inculpés détenus actuellement à l’étranger dans cette enquête.
« Ces trois journées participent au processus de reconstruction car on met des mots sur ce qui s’est passé », a expliqué dans un communiqué la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel. Elle a tenu à préciser que face à un risque de f« lambée traumatique », « des psychiatres et des médecins urgentistes » étaient présents sur sur les lieux. Pour Jean-François Mondeguer, père de Laura décédée au restaurant La Belle Équipe, « C’est comme un accident de voiture, on veut savoir pourquoi il y a eu cet accident et comment ». « Ce n’est pas une étape dans le deuil », a-t-il ajouté, « mais une étape dans la recherche de vérité ».