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Air France: la direction lynchée par les grévistes, une manifestation qui a tourné à l’affrontement

Air France: la direction lynchée par les grévistes, une manifestation qui a tourné à l’affrontement

La grève d'Air France continue. Et ce matin, deux personnes de la direction ont été attaquées violemment par les manifestants, allant jusqu'à leur arracher leurs vêtements.

Air France est en grève, et si cette nouvelle n’est pas réellement d’hier, c’est aujourd’hui que le coup médiatique a réellement fonctionné. En effet, depuis plusieurs jours, le climat social de la compagnie aérienne tourne à des déchaînements de violences depuis une réunion du comité central d’entreprise (CCE) au cours de laquelle la direction a confirmé la suppression de 2 900 postes. Une déclaration qui n’a pas plu aux salariés qui se sont déplacés au siège d’Air France et ont passé les barrières de sécurité demandant violemment la démission du président-directeur général d’Air France-KLM, Alexandre Juniac.

Air France: la direction lynchée par les grévistes, une manifestation qui a tourné à l'affrontement

Les syndicats d’Air France et le gouvernement condamnent les violences

Envahissant les bureaux de la direction, les grévistes sont devenus violents et s’en sont pris au directeur des ressources humaines de la boîte, Xavier Broseta. Chemise arrachée et peur bleue, l’homme a réussir à se sortir des griffes des manifestants grâce aux services de sécurité. Un cas qui s’est reproduit sur le responsable de l’activité long-courrier d’Air France, Pierre Plissonnier, qui a lui aussi été victime de violences. Selon Le Figaro, Air France a décidé de porter plainte et de condamner les violences physiques faites aux membres de la direction. Une « plainte sera déposée pour violences aggravées », selon le Figaro. Et selon un délégué CGT, l’homme a dû escalader « des barrières pour se sauver ». Le gouvernement français a lui aussi très vite réagi à ces violences, Manuel Valls a assuré être scandalisé par ces événements, ainsi que les syndicats qui décident tous de condamner ses actes.

Un ras le bol chez les salariés

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a donc fermement condamné ses excès de violences, tout en notant l’exaspération des employés. « On peut se battre contre une direction sans être violent. Il ne faut pas aller jusqu’à [l’action] physique. (…) Ce n’est pas dans nos traditions. [Cependant], ce mouvement montre qu’il y a une exaspération chez les salariés d’Air France. Il y a déjà des tensions entre les pilotes et les autres salariés ; et quand la direction annonce des suppressions d’emploi, ça en rajoute une couche », a-t’il déclaré au Monde.fr.