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Affaire Bettencourt : Nicolas Sarkozy mis en examen provoque le scandale

Affaire Bettencourt : Nicolas Sarkozy mis en examen provoque le scandale

L’ancien président de la République a été mis en examen jeudi à Bordeaux pour abus de faiblesse commis en 2007 à l’encontre de la milliardaire Liliane Bettencourt. Me Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy, a annoncé que son client allait « former immédiatement un recours »

Nicolas Sarkozy a quitté le palais de justice de Bordeaux aux environs de 22h jeudi. L’ancien chef de l’Etat a été mis en examen pour abus de faiblesse commis en 2007 à l’égard de Liliane Bettencourt. Le juge d’instruction Jean-Michel Gentil veut savoir s’il a profité de la générosité de la milliardaire pendant sa campagne électorale.

Cette décision intervient à l’issue d’une confrontation entre l’ex-président et quatre membres du personnel de l’héritière de l’Oréal : l’infirmière Henriette Youpatchou, l’ex-majordome Pascal Bonnefoy, Dominique Gaspard, une ancienne femme de chambre et un autre maître d’hôtel.

« Une décision incohérente »

Plus tard dans la soirée, Me Thierry Herzog, l’avocat Nicolas Sarkozy, a annoncé que son client allait former un recours et demander la nullité de ce chef de mise en examen auprès de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux.

Il estime cette décision incohérente sur le plan juridique et injuste et a rappelé que son client restait sous le statut de témoin assisté pour les faits d’abus de faiblesse qu’il aurait commis en 2008. Il n’est mis en examen que pour le rendez-vous qu’il aurait eu avec Liliane Bettencourt en février 2007.

150.000 euros versés en liquide

Depuis le début de cette retentissante affaire déclenchée par l’ex-comptable des Bettencourt en juillet 2010, seize personnes ont été mises en examen par le juge Jean-Michel Gentil.

Le comptable avait déclaré à la police avoir versé 150.000 euros en liquide à l’ancien homme de confiance des Bettencourt, Patrice de Maistre, début 2007. Ce dernier s’était justifié en lui expliquant vouloir les donner à Eric Woerth, le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

F. G.