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Le rap post Printemps Arabe

Le rap post Printemps Arabe
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Dans les agglomérations du Maghreb et du Moyen-Orient est né un courant de jeunes rappeurs, devenus les représentants de l’indignation et de la colère des peuples opprimés. Ce savant mélange de mélodies folkloriques et de poésie arabe a transformé l’énergie du Printemps arabe en rythmes engagés et enragés

Les figures du nouveau rap oriental

Deeb est un éminent rappeur égyptien. Dans son titre « Maou’oud », il reprend la mélodie d’une chanson écrite par Abdel Halim Hafez en 1971, et fait une critique directe de l’état de son pays : les frasques de l’ancien régime du président Hosni Moubarak, le gouvernement islamiste actuel, la corruption, la maltraitance sur les femmes et le musèlement des libertés. Dans son clip, Deeb parcourt la ville du Caire comme pour s’ancrer dans un message collectif qu’il souhaite porter. Ce nouveau génie du rap s’inscrit dans une mouvance de colère et de désillusion, rendant hommage aux sacrifiés de la Révolution.

Autre artiste mais cette fois Libanais : Touffar. Un artiste aux allures de Che Guevara qui se veut porter l’étendard de la révolte arabe : représente la révolution partout où elle se passe […] cela fait du rap un vaste espace d’expression. Pour moi, toutes les formes de censure sont factices.

Porte-parole de la liberté d’expression

L’enthousiasme du Printemps arabe est aujourd’hui oublié. Entre faux espoirs et affrontements, les peuples arabes cherchent un moyen d’exprimer leur indignation. Pour le journaliste Al-Saadi, cette situation désastreuse a permis la naissance d’un nouveau rap qui porte une identité particulière, loin des clichés occidentaux.

Ces nouveaux poètes représentent l’espoir d’un lendemain pacifique et intelligent.

Manon Monmirel

Photo CC @Deeb