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Maxime Hauchard : comment un Français de 22 ans est devenu bourreau pour l’État Islamique

Maxime Hauchard comment un Français de 22 ans est devenu bourreau pour l'État Islamique

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a reconnu que Maxime Hauchard, jeune Français de 22 ans, était probablement l'un des bourreaux ayant décapité l'otage Peter Kassig

C’était un jeune homme comme un autre, qui a très mal tourné. Maxime Hauchard a 22 ans, il vient d’un petit village en Normandie et, depuis 2013, il se trouve en Syrie ou il participe au Djihad sous le nom Abu Abdallah Al Faransi. En juillet dernier, il évoque pour nos confrères de BFM son quotidien à Raqqa, le fief de son groupe appartenant à l’État Islamique. On attend la mort avec joie, déclare-t-il alors. La plus grande récompense, c’est le martyr.

Dimanche, Maxime Hauchard fait une nouvelle apparition dans une vidéo montrant l’exécution de plusieurs otages, parmi lesquels l’Américain Peter Kassig. Les images choquent le monde entier par leur violence froide et calculée. Aucune émotion n’apparaît sur le visage du bourreau, qui ne porte même pas de masque. Lundi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve reconnaît qu’il y a une forte présomption selon laquelle le Normand fait partie du groupuscule responsable de cet acte de barbarie.

Maxime Hauchard, un jeune homme comme un autre

Stupéfaction au sein de la petite commune de Bosc-Roger-en-Roumois, un village de 3000 habitants dont est originaire Maxime Hauchard. Là-bas, tout le monde parle d’un jeune homme calme et discret, d’une grande gentillesse. Issu d’une famille chrétienne, il se convertit à l’Islam à 17 ans. C’est le début de la descente aux enfers. Comme beaucoup de ses collègues Djihadistes, il commence à se radicaliser en traînant sur des forums Internet. Le processus est relativement lent, mais irréversible. En 2012, il quitte une première fois sa famille pour poursuivre son éducation religieuse en Mauritanie. Il revient parmi les siens avant de plier à nouveau bagage en août 2013 pour la Syrie, via la Tunisie.

Ce n’est qu’un an plus tard qu’une enquête sera ouverte, après son passage sur BFMTV. Selon des spécialistes du terrorisme, Maxime Hauchard est présent sur le théâtre des opérations depuis un an et demi, où il s’est ultra-radicalisé et formé au maniement des armes. Pour eux, le fait qu’il apparaisse ainsi à visage découvert fait partie d’une opération de communication de l’État Islamique pour instaurer la peur dans le cœur de leurs ennemis. C’est aussi un signe que le jeune homme est destiné à mourir rapidement, probablement dans une opération suicide.

Pas un cas isolé

Maxime Hauchard est malheureusement loin d’être une exception. Selon le ministère de l’Intérieur, ils seraient plus de 300 Français partis grossir les rangs de l’État Islamique, venus principalement du Nord-Pas-de-Calais, de l’Est, de PACA, mais aussi de la région parisienne. Et plus de 200 seraient en attente de départ pour la Syrie. Des chiffres difficiles à confirmer, alors que certaines sources parlent, elles, de milliers de jeunes hommes et femmes en partance ou déjà sur place. Des dispositions particulières ont été mises en place depuis le début de l’année pour empêcher les départs, mais aussi pour venir en aide aux familles. Mais, pour tous les Djihadistes partis combattre depuis 2012, il serait déjà trop tard.