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Homophobie : Le Vice Versa, un bar gay saccagé à Lille

Homophobie : Le Vice Versa, un bar gay saccagé à Lille
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Mercredi soir, dans le centre-ville de Lille, le Vice Versa, un bar gay, a été saccagé par quatre hommes ; trois personnes ont été blessées. L’inter LGBT dénonce l’atmosphère de violence qui règne en France depuis quelques semaines

Le témoignage de Wilfried, l’homme tabassé devant le métro Ourcq à 3 heures du matin a ému toute la toile et les médias. La montée des mouvements étudiants d’extrême-droite ont sévi il y a deux semaines pendant l’étude du projet de loi du mariage gay à l’Assemblée nationale.

Ainsi les homosexuels subissent-ils une violence gratuite depuis plusieurs semaines particulièrement. Certains masques tombent quand d’autres osent s’adonner au vandalisme.

Le mariage homosexuel : un projet de loi qui déchaîne les passions

Le propriétaire du bar saccagé a signalé que les agresseurs étaient quatre, tous le crâne rasé et tatoués. Après s’être fait insulter de sale pédé et qu’on lui ait demandé de baisser les yeux, le propriétaire s’est fait frapper au visage. Les agresseurs ont ensuite balancé le mobilier contre la vitrine, et ont attaqué l’associé du propriétaire et un serveur.

Les quatre skinheads ont été interpellés un peu plus tard dans la nuit près du square Foch par la brigade anti-criminalité.

Ceux qui ne faisaient pas vraiment peur à la population et que l’on considérait comme une minorité se déchaînent aujourd’hui. Comment expliquer que dans un pays démocratique et égalitaire, des citoyens puissent vivre dans la peur de se faire tabasser au coin d’une rue à cause de leur orientation sexuelle, de leur couleur de peau ou leur religion ?

Quels mots pourrait-on dire à ces quatre agresseurs pour calmer leur haine ? Il est malheureusement plus aisé de trouver des arguments contre des immigrés, contre des clandestins que contre des individus qui se sentent légitimes de leurs actes parce qu’ils se disent « purs » et « chez eux ».

Le gouvernement à la rescousse

Le « premier flic de France », Manuel Valls, a bien entendu condamné cet acte de vandalisme jeudi avec la plus grande fermeté : Ces actes de violence sont inadmissibles a-t-il déclaré avant d’ajouter, leurs auteurs devront être punis avec toute la sévérité que prévoient nos lois.

Pas sûr que ces mots puissent calmer le déchaînement de violence et la terreur de certains citoyens face à ces groupuscules. L’inter-LGBT (lesbien, gay, bi, trans) s’est également exprimé pour dénoncer un climat de harcèlement, de manifestations de la part des opposants qui ont décomplexé l’expression d’une homophobie désormais revendiquée.

Alors que le peuple devrait être soudé pour avancer face à la crise de confiance politique et économique qui s’est abattue sur la France, on assiste aujourd’hui à une terrible marche arrière.

Manon Monmirel