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Sevran : trois enfants se piquent avec une seringue jetée dans la cour de l’école

Trois écoliers se sont piqués en manipulant une seringue trouvée dans la cour d’une école de Sevran mardi. Ils ont été transportés à l’hôpital pour passer des examens

La colère des parents d’élèves gronde. Mardi, trois enfants scolarisés en classe de CP à l’école Emile Zola de Sevran (Seine-Saint-Denis) ont dû passer des examens après s’être piqués aux mains avec une seringue retrouvée dans la cour de l’établissement. Ce mercredi, les familles des enfants piqués attendent les résultats des analyses de sang pour connaître la gravité de l’incident. Des résultats qui selon l’AFP devraient être connus que jeudi. Les enfants ont déjà reçu un traitement en bithérapie pour prévenir les risques d’infection au virus VIH mardi soir.

On est en train d’analyser ce qui a été retrouvé dans la seringue a confié une source proche de l’enquête. Cette source a précisé à l’AFP que la seringue a été trouvée par un enfant et serait passée entre plusieurs mains piquant au passage les trois écoliers. Immédiatement pris en charge par les pompiers, les enfants ne présentaient cependant pas les symptômes liés à une injection de stupéfiants. Pourtant, un membre de l’encadrement de l’école affirme : Dans la seringue, il restait un produit, mais on ne sait pas exactement lequel.

Un lieu de « shoot » à proximité de l’école

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident se produit dans cette école de la banlieue parisienne. Cinq autres seringues ont été retrouvées à proximité directe de l’établissement selon les informations de l’AFP. À l’intérieur même de l’école, c’est la troisième fois que l’on retrouve des seringues. La première fois, c’était en septembre par des ‘grands’, la deuxième fois, une enseignante avait retrouvé un kit sur sa voiture précise un membre du personnel de l’établissement.

D’après plusieurs témoignages, des toxicomanes se piquent dans le buisson juste en face de l’école, obligeant parfois les professeurs à écourter les cours de sport. Ce fléau s’explique par la situation géographique du lieu qui permet de se cacher derrière une colline explique le président des parents d’élèves, Brahim Kechkeche. Certains se plaignent aussi de la présence régulière d’exhibitionnistes.

Face à la colère des parents d’élèves, la mairie s’est engagée à construire des pare-vent pour éviter que d’autres seringues se retrouvent au milieu de la cour de récréation.

J. L.