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Pilules contraceptives : 60 nouvelles plaintes

Depuis la première plainte de Marion Larat contre le laboratoire Bayer en décembre dernier, les plaintes déposées augmentent sans cesse. Les victimes des pilules de 3ème et 4ème génération restent nombreuses

Deux mois après la poursuite en justice de Marion Larat, toute première plaignante contre le laboratoire Bayer, les plaintes se succèdent. Aujourd’hui, une soixantaine de nouvelles plaintes de victimes de pilules de 3ème et 4ème génération ont été déposées au pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris contre les laboratoires fabricant et contre l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Le phénomène ne désemplit pas

Cette soixantaine de plaintes provient de victimes de pilules telles que Yaz, Jasmine, Jasminelle mais également de l’anti-acnéique Diane 35, largement utilisé comme contraceptif, alors que ce dernier a été suspendu fin janvier. Nous souhaitons, par cette démarche obtenir une réaction de l’agence du médicament et du gouvernement, de sorte à ce que, comme pour Diane 35, la commercialisation des pilules 3ème et 4ème génération soit suspendue, déclarent deux avocats. Actuellement, les bénéfices-risques de ces dernières sont réévalués à la demande de la ministre de la Santé Marisol Touraine par l’Agence européenne du médicament (EMA) dans le but de déterminer s’il est nécessaire de restreindre l’usage de ces médicaments aux femmes qui ne peuvent pas prendre d’autres contraceptifs oraux combinés. Concernant l’agence européenne, elle doit rendre son verdict sur l’anti-acné Diane 35 vers la mi-mai.

Déborah Dijaud

Photo DR @l’Est Républicain/Alexandre Marchi