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PIP : les victimes d’implants défectueux seront indemnisées

La société PIP comparait devant la justice ce jeudi. L’indemnisation des femmes qui ont eu recours à un retrait de leurs prothèses a été accordée

En mars 2010, l’Afssaps retire du marché des prothèses mammaires fabriquées par la société Poly Implant Prothèse (PIP). Le scandale renaît en novembre 2011, avec le décès d’une porteuse de ces implants atteinte d’un cancer. Le 23 décembre 2012, le Ministre de la santé, Xavier Bertrand, recommande le retrait des prothèses mammaires, même en l’absence de signes de détérioration de l’implant.

12.345 femmes ont fait retirer leurs prothèses depuis cette annonce. 3013 ont été opérées à cause d’au moins une rupture repérée grâce à une échographie. Les 8460 restantes les ont fait retirer à titre préventif. Mais les prothèses de la société PIP représentent des risques. Sur les prothèses des 8460 femmes, les médecins ont constaté des anomalies qui apparaissent au bout de trois à six mois après l’opération. Or la durée moyenne d’une prothèse est d’une dizaine d’années.

Oui à l’indemnisation

Ce jeudi, la justice française a donné son accord pour indemniser les femmes qui se sont fait retirer leurs prothèses mammaires à titre préventif.

Jusqu’ici, seules les femmes qui avaient subi une opération suite à une dégradation de leurs prothèses, pouvaient être remboursées. Cette indemnisation est donc une excellente nouvelle pour les victimes.

Selon Philippe Courtois, avocat de 28000 plaignantes, la justice a reconnu que l’extraction d’une prothèse, même s’il n’y avait pas eu rupture, pouvait être considérée comme une blessure.

Dix ans d’arnaque

Il aura fallu 10 ans de tromperie pour que la société PIP passe devant un tribunal.

La société est également accusée d’avoir voulu acheter le silence de certaines plaignantes bien avant que le scandale éclate en 2010. Elle proposait de leur offrir de nouvelles prothèses. La société PIP était donc au courant des risques. Ce sont cinq ex-cadres de la société qui sont cités à comparaitre lors de ce procès qui aura lieu du 17 avril au 14 mai à Marseille.

De bonnes nouvelles en perspectives pour les innombrables victimes.

Audrey Bouts