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Prison de Sequedin : les surveillants se mobilisent après l'évasion de Redoine Faïd

Prison de Sequedin : les surveillants se mobilisent après l'évasion de Redoine Faïd
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La maison d’arrêt de Sequedin (Nord) est bloquée depuis ce matin par les surveillants. Ils réclament plus de mesures de sécurité après l’évasion de Redoine Faïd en avril dernier

Depuis 6 heures ce matin, la maison d’arrêt de Sequedin est imprenable : une centaine de surveillants est postée devant la prison et bloque son entrée. On bloque tout, toute l’institution, les extractions, les livraisons, les parloirs, a informé Laurent Scassellati, secrétaire général de l’union régionale Ufap-Unsa. Des palettes en bois et des pneus ont été déposés devant l’entrée de la maison d’arrêt qui accueille plus de 800 détenus. L’extraction prévue ce matin d’une dizaine de détenus a même été annulée.

Suite à l’évasion spectaculaire de Redoine Faïd il y a un mois, l’intersyndicale des surveillants de l’établissement a appelé à un mouvement de protestation reconductible à partir de ce lundi 6 mai. Les agents pénitentiaires n’ont pas le droit de faire grève, mais ce sont mis en repos, en congés annuels ou ne prennent leur service qu’à 13 heures. Un moyen de faire pression pour obtenir la mise en place de mesures de sécurités supplémentaires.

« On n’a pas envie de revivre la même chose »

Le 13 avril dernier, Redoine Faïd s’échappait de la prison de Sequedin. Alors qu’il se rendait à son parloir, il a pris en otage quatre surveillants et s’évadait de la maison d’arrêt à l’aide d’une arme et d’explosifs. Depuis, la grogne des gardiens de prison est allée crescendo. Cela fait plusieurs mois, même plusieurs années qu’on tire la sonnette d’alarme sur les parloirs. On a toujours dit que c’était une zone de danger, expliquait de son côté Stéphane Lecerf, de l’Ufap-Unsa Justice. Aujourd’hui, la mobilisation montre le ras-le-bol des surveillants. On n’a pas envie de revivre la même chose, disent-ils.

Des mesures de sécurisation

Outre les travaux de sécurisation des parloirs, les gardiens demandent des travaux sur la porte d’entrée principale, ainsi qu’une sécurisation du domaine et le doublement des étages avec renfort d’effectifs supplémentaires. Une mesure qui permettrait aux gardiens d’être deux surveillants par étages. Depuis l’ouverture (de la prison), le nombre de détenus a doublé, pas celui des surveillants, précise Stéphane Lecerf.

Les syndicats pourraient reconduire leur mouvement en fonction des réponses proposées à leur revendication.

Julie Minvielle