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Manifestation : les déçus de la gauche mobilisés contre l'austérité avec Mélenchon

Manifestation : les déçus de la gauche mobilisés contre l'austérité avec Mélenchon

L’homme du Front de Gauche qui souhaite une VIème république, Jean-Luc Mélenchon, a mobilisé contre l’austérité 180.000 personnes entre Bastille et Nation le dimanche 5 mai, contre 30.000 selon la police

Ce dimanche 5 mai, les déçus de la gauche manifestaient aux côtés de Jean-Luc Mélenchon contre l’austérité, contre la finance et pour une VIe République. Cette marche citoyenne a défilé dans les rues de Paris. Elle réunissait 180.000 personnes selon les organisateurs, mais seulement 30.000 selon la préfecture de police : une ridicule provocation, a affirmé Mélenchon. Le PCF et le parti de gauche s’étaient réunis pour manifester ensemble contre l’austérité. De nombreuses personnalités comme Edwy Plenel, créateur du site Médiapart ou encore Eva Joly candidate des écologistes en 2012 s’étaient joint au cortège. Le nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot était aussi présent pour défiler.

Une autre politique

Des drapeaux rouges et des pancartes flottaient dans les airs. Elles comportaient des messages d’ironie à l’égard de François Hollande : Hollande passe la 6e. Sergio Coronado, député EELV (Europe écologie les verts) a accusé François Hollande durement : On n’a jamais intérêt quand on a été élu par un électorat de lui tourner si rapidement, si facilement le dos. Des reproches qui pleuvent sur l’actuel président de la république, bien que le député ait affirmé : ce n’est pas une manifestation contre François Hollande, c’est une manifestation pour que le gouvernement change de cap. Une affirmation entendue à plusieurs reprises lors de la manifestation : La manifestation du 5 mai n’est pas une mobilisation antigouvernementale, elle doit être un point d’appui pour mener une autre politique a expliqué Eva Joly. Après presque une année de présidence, le Front de Gauche déplore pas les erreurs commises cette année, et a affirmé que : la période d’essai (était) terminée.

Une année gâchée pour le changement

Le leader du Front de Gauche ne mâche pas ses mots et continue d’affirmer le désaccord entre les deux partis : nous ne voulons pas de la finance au pouvoir, nous n’acceptons pas les politiques d’austérité a expliqué Jean-Luc Mélenchon. Alors que d’autres remettent en cause le slogan politique de la campagne de 2012 des socialistes : une année gâchée pour le changement a accusé Pierre Laurent, numéro un du PCF. Des propos et une manifestation qu’a dénoncé Harlem Désir (PS) : on n’a pas besoin d’une gauche qui se déchire, on a besoin d’une gauche qui se rassemble dans l’action.

Clémence Rouvellat

Photo CC @Pierre Andrieu/AFP