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La mixité supprimée dans les écoles de la bande de Gaza

Une loi vient de passer du côté de la bande de Gaza, envoyant aux oubliettes la mixité d’antan en vigueur dans toutes les écoles primaires du territoire. MCE-tv a voulu en savoir plus

Le Hamas, mouvement politique à la tête de l’autorité palestinienne depuis sa lutte à mort avec le Fatah en 2007, vient de promulguer un texte de loi visant à interdire la mixité dans les écoles palestiniennes.

Certes on imaginait aisément que l’équité homme/femme et la parité de leur répartition dans les différentes instances de la société palestinienne n’étaient pas des plus égalitaires du monde. C’est d’autant plus vrai qu’en pratique, l’absolue majorité des écoles publiques palestiniennes appliquait déjà la séparation des sexes.

Politique ou culture ?

Comme en témoigne Wali Mezher, conseiller juridique du ministre palestinien de l’Education, cette loi n’est qu’un prolongement logique de pratiques durablement installées dans les mœurs locales, ainsi qu’il rappelle combien «Nous sommes un peuple musulman. Nous faisons ce qui sert notre peuple et sa culture».

En revanche la nouvelle a un peu plus de mal à passer du côté des écoles chrétiennes et de toutes celles battant pavillon onusien, qui pour leur part pratiquent la mixité jusqu’au terme du secondaire. C’est que du côté des observateurs régionaux pro-occident à l’image de l’activiste en faveur du droit des femmes Zeinab al Ghoneimi, la pilule a beaucoup plus de mal à passer.

Fuite en avant

Interrogée par les journalistes d’Euronews, elle déclare ainsi  « Le ministre et ceux qui ont fait cette loi justifient cette ségrégation en affirmant que c’est bénéfique pour la société. Plutôt que de se cacher derrière la tradition, pourquoi ne disent-il pas clairement qu’ils sont islamistes et qu’ils veulent islamiser la société ? ».

En serions-nous à l’étape supplémentaire du processus palestinien de crue progressive de la radicalisation et du fondamentalisme religieux à l’heure d’une perte totale de repères identitaires de ses citoyens, notamment du fait de l’entêtement de la politique belliciste israëlienne ?

Rappelons en effet que ces dernières années ont été marqué par un durcissement inexorable de la législation dans la démarcation homme/femme, entre l’imposition de la robe islamique en ce qui concerne les juristes, le port du voile pour les étudiantes et l’interdiction de salarier des hommes dans des salons de coiffure féminins.

T.C.

Source : Le Figaro