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Stranger Things saison 3: pourquoi ont ils maltraité nos persos préférés ?

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Si le troisième round de Stranger Things cartonne en terme d’audience, la direction prise par nos héros nous met quelque peu hors de nous…

Netflix jubile, tant la plateforme sait que l’été lui appartient. Les sérivores prient fébrilement le retour du phénomène hispanique La Casa de Papel. Ainsi que le dernier tour de piste d’Orange is The New Black (comme on a hâte). En attendant ? Le troisième round de la fiction pour nostalgeeks Stranger Things, disponible depuis le 4 juillet dernier. Si la firme de Los Gatos communique rarement sur ses chiffres, quand l’une de ses productions brille, elle se ne gêne pas pour casser le silence. Près de 40,7 millions de comptes ont débuté cette saison, et presque la moitié l’a déjà achevé. Pas de doute, on peut parler là d’une franche réussite !

Et pourtant, votre fidèle serviteur, et de nombreux fans de Stranger Things, ont de quoi bouder. À cause de l’intrigue ? Bof, il s’agit peu ou prou là d’une énième resucée des deux saisons précédentes, pas de quoi faire un scandale donc. Pour les références à la culture pop en veux-tu en voilà ? C’est ce qui fait le succès, le charme (et aussi un peu son côté agaçant) du programme. Non, en réalité, ce qui nous taraude est tout autre : l’écriture des personnages, qu’on peine désormais à reconnaître. Attention : la suite de cet article sera un tout petit peu gourmand en révélations, alors à moins que vous soyez kamikazes…

Stranger Things : le bon, la brute et Jim Hopper

Prenons l’exemple de ce (plus si) charmant Jim Hopper, shérif des lieux. Personnage charismatique et drôlement attachant, l’homme au chapeau faisait partie de nos chouchous. Faisait au passé, car il est désormais proclamé roi des lourdos. Of course, on avait bien détecté son love interest envers Joyce. Et on cautionnait carrément le couple. Mais là, le moustachu (coucou la référence à Magnum) semble obsédé par un date avec la veuve et rien d’autre. Puis, disons le clairement : si l’issue sentimentale des deux persos de Stranger Things est assez évidente à deviner, Joyce n’a pas l’air très très emballée…

Le tandem fonctionne à fond les turbines, complices comme jamais, mais dans une certaine friendzone ambiguë. Au-delà, on y croit pas. La faute au jeu de Winona Ryder ? Plutôt aux différentes répliques, qui nous confortent dans son désintérêt. Heureusement, le shérif a aussi une autre activité : jouer les bourrins ! Avec le maire, un scientifique russe… L’homme sensible et subtil est bien mort, vive la machine à bourres-pif ! Encore une fois, c’est rigolo cinq minutes. Tout un épisode d’une heure en revanche…

Steve, autre victime collatérale

Autre victime collatérale de cette nouvelle saison : le (plus si) charmant Steve. Véritable tête à claques au début de la fiction, le brun s’est avoué drôle et assez touchant. Surtout, les scénaristes de Stranger Things se sont délectés à le faire tomber de son piédestal. Passant de « beau gosse populaire du lycée » à looser incapable de gagner un 1vs1 (et, désolée, mais Jonathan n’a pas l’air très costaud)… Toujours aussi vibrant dans son tandem avec Dustin, le perso est malgré tout tombé très, très bas.

Le beau taciturne qui fait tourner la tête de toutes les filles a changé de continent ! Le voici qui vend des glaces aux enfants, habillé comme marin de 5 ans. On comprend plutôt la leçon des réals, qui nous expliquent que le karma frappe toujours. Et que le jeune homme doit aussi cesser de juger les apparences, lui qui est désormais entouré de geeks plutôt ringards. Mais Steve n’a-t-il pas épongé ses dettes morales depuis bien longtemps ? L’enfoncer toujours un plus profondément dans la boue est-il juste, cohérent et surtout crédible, lui qui s’est aussi montré si héroïque ? On vous laisse juges.

Eleven et les autres, des enfants pas si « mignons »

Toutefois, la palme reste pour nos petites blondes, qui poussent qui poussent. La bande de Mike n’est plus composée d’enfants, et on nous le fait comprendre de façon très forcée dès le premier chapitre. Ce dernier passe ses journées à rouler des pelles à Eleven. Oui, c’est de leur âge. Mais non, ce n’est pas très « meugnoon ». Depuis quand Stranger Things se veut réaliste ? Nos gamins n’ont rien d’ados « normaux» ! Ils ont sauvé le monde à plusieurs reprises, et s’étonnent à peine lorsque la ville semble à nouveau chavirer.

Bien sûr, leurs hormones doivent les travailler. Mais de là à faire passer la si badass Eleven pour une pauvre poupée tantôt influencée par son petit-ami, tantôt par la pseudo rebelle Max… Elle est d’ailleurs toujours aussi naïve et laconique, cherchant le vocabulaire qu’elle n’a pas. Même après un an en vivant comme tout enfant et non plus caché ? M’ouais, on préfère laisser tomber plutôt que de se torturer à comprendre quitte à, nous aussi, saigner du nez !

Mélissa Chevreuil