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Culture
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Stranger Things: pourquoi ils sont beaucoup à détester la série Netflix ?

Nombreux sont ceux qui pointent du doigt le manque d’ambition de la série Stranger Things sur Netflix… À juste titre ? On vous dit tout

En mars dernier, la série Stranger Things partageait enfin des images de sa troisième saison au détour d’un trailer. Les clins d’œil « nostalgeek » aux eighties (la grosse tendance depuis déjà quelques années) s’empilaient alors les uns sur les autres. Comme un gâteau bien gras sur plusieurs étages. Une jolie ( ?) gourmandise qui permettait de patienter pour les amateurs jusqu’au 4 juillet, date de sortie du troisième round. Quand d’autres, avec cette simple bouchée de bande-annonce, hurlent déjà à l’intoxication… Et prient pour un régime draconien.

Surprenant ? Pas vraiment. Il est même toujours poilant de constater comme le public se déchire en deux quand on évoque la fiction de Netflix. D’un côté, les fans, le « sang », exultent. À cela, rien de plus normal. Ils retrouvent aussi tous les codes so année 80 et les personnages qui ont fait leur bonheur. De l’autre, les haters de la première heure. Rien de plus normal bis. Ils renouent avec les mêmes codes so années 80 et les personnages qu’ils conspuent depuis le début de la série ! Une fois n’est pas coutume, MCE ne tente pas de comprendre les dessous du succès de la fiction. Après tout, nombre de concurrents l’ont déjà fait bien avant nous. À contrario, et pour être un peu plus orignaux, nous allons tenter de comprendre pourquoi certains ont autant la dent dure contre le programme…

Stranger Things : moins de citations et plus d’action SVP !

« La série ne fait que du recyclage. » Voilà sans doute le principal argument des détracteurs. Qui pointent Stranger Things pour sa manie de tirer sur la corde de la nostalgie jusqu’à la lie. La série saurait-elle fonctionner sans son ambiance rétro ? Ses hommages en veux-tu en voilà à travers des fonds sonores, des personnages, des jeux vidéo ou encore des posters collés au mur ? Difficile à dire. Ce qui est sûr, c’est que comme tant d’autres fictions avant et après elle, elle profite d’une mouvance exagérément influencée par, au hasard, Stephen King. Et si le name dropping d’œuvres cultes de la pop culture fait toujours son petit effet, il peut vite devenir gonflant. On veut moins de citations et plus d’imagination et donc d’action, que diable !

Pour votre fidèle serviteur, la première saison de Stranger Things n’avait pourtant rien d’un pétard mouillé. Et ne devait guère rougir de son succès. Sans apporter un vent de fraîcheur bienvenu, le programme offrait une réalisation clean. Une bande de zigotos sympathiques, bien que parfois too much dans le mielleux. Et une intrigue des plus prenantes, en plus d’une atmosphère assez pesante. Si l’itération n’empêche personne de dormir contrairement à The Haunting of Hill House, reste que son monde à l’envers n’a rien de très accueillant !

Stranger Things : On s’ennuie (un peu)

À la deuxième fournée d’épisodes, en revanche, ce fut le drame. Resucée de la première formule, le show montrait ses lacunes. L’inventivité, déjà limitée, n’était plus. Voilà que personnages, à peine grandi, affrontaient les mêmes démons, désormais carrément comparés à des chiots. Bonjour la peur partie prendre sa retraite loin, très loin du programme signé Netflix. On retiendra (hélas) tout particulièrement l’épisode centré sur Eleven, façon film de super-héros. Où la gamine au nez en sang retrouve des frères d’armes, dignes de faire une Justice League un peu moisie. Clairement l’épisode le plus boring de la plateforme de Los Gatos, toute série confondue. Désolé les frères Duffer (le duo à qui l’on doit le programme).

Acteurs adultes : 1 mais acteurs enfants : 0

Autre reproche plus ou moins juste : le jeu des acteurs, assez inégal. On ne reviendra pas sur la sexualisation de ces enfants précoces, ce n’est pas le sujet. Ni sur les présumés caprices de diva de certains. Juste sur leur métier…et c’est pas toujours très jojo à regarder et/ou écouter. Aussi, on mettrait bien des baffes aux interprètes de Mike et Dustin de Stranger Things. « Mais ils sont si choupis ! » oseront rétorquer certains. Et ils auront tout à fait le droit de les trouver mignons, là n’est pas la question. Il faut juste reconnaître que les comédiens sont plutôt agaçants dans leurs simagrées et ne font pas grand chose pour se rendre attachants.

Fort heureusement certains adultes, comme Winona Ryder (qui signe là une vraie renaissance) sont là pour remonter le niveau. Bon, si on met aussi de côté ses pleurnichements de la saison inaugurale. Damn, n’est-il donc pas possible de trouver quelqu’un ou quelque chose qui nous mettrait tous d’accord ? C’est bien sûr : le petit pas de danse de Jim Hopper. Totalement viral à l’époque, donc aujourd’hui démodés sur les internets mais qu’importe. Nous, on ne s’en lasse pas. Et si dans Stranger Things, ces mouvements peinent à faire sourir Eleven, soyez certains qu’ils nous apportent du baume au cœur.

Mélissa Chevreuil