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Riverdale: pourquoi certain(e)s ont totalement lâché la série ?

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Si elle est toujours populaire, Riverdale a perdu beaucoup de ses fans. La faute à une pléthore de clichés, d’incohérences et d’intrigues loufoques !

L’histoire commençait pourtant si bien. Souvenez-vous : en 2017, débarque sur The CW et Netflix la fiction Riverdale. Ou un maelstrom de références pop et d’amourettes sirupeuses sous fond de meurtre mystérieux… À mi-chemin entre Gossip Girl et Twin Peaks, le programme proposait une saison inaugurale alléchante. Bien sûr, elle n’était pas dénuée de quelques défauts gênants. Mais restait, indiscutablement, très prometteuse. C’était sans compter sur l’arrivée de la deuxième saison, qui a gentiment bouleversé l’échiquier. Jusqu’à la saison 3 actuelle, à la fois loufoque, étrange voire même carrément… risible. Si la série gagne toujours plus d’adeptes, un cheptel de spectateurs a quitté le navire, jugeant sans doute qu’il finirait par couler ! MCE vous explique pourquoi tant de démissions.

Un concentré de personnages ultra-stéréotypés

Sans doute faudrait-il débuter par l’évidence. La série est un concentré de clichés comme la télévision en raffole. Problème, on flirte ici avec l’overdose. Archie, le musicien/athlète populaire constamment en panne de t-shirt. Jughead, le ténébreux marginal convaincu d’être un brillant auteur/enquêteur. La timide et coincée Betty, sa meilleure amie plus extravertie Veronica. Les poncifs pleuvent si fort que le plus solide des parapluies ne suffirait pas à nous protéger des gouttes stéréotypées.

Des protagonistes sans nuance ni saveur qui peinent à nous émoustiller, tant ils semblent s’échapper d’un conte Disney. Et on écarte volontairement les personnages secondaires, qui disparaissent au gré des intrigues (RIP). On savait que la ville de Riverdale était peu recommandable, mais pas à ce point ! Un constat franchement dommage au regard du paysage sériel actuel, peuplé de teen dramas bien plus convaincants. 13 Reasons Why, pour ne citer, au hasard (non) qu’elle.

Riverdale, ou un scénario totalement loufoque depuis la saison 2

Mais là où le bât blesse véritablement, c’est incontestablement côté scénario. Avec une pagaille pareille, par où commencer ? Peut-être aux prémices de la saison 2, là où tout commence véritablement à partir en sucette – pour dire poliment les choses. Attention, spoilers. À la fin de la première fournée d’épisodes, on apprenait que Jason avait été assassiné par son propre paternel. C’est moche. Mais plutôt que de laisser nos héros souffler, les scénaristes enchaînent avec une autre némésis cagoulée. Pas effrayante pour un sou, elle met pourtant la bourgade en panique.

Preuve en est, le rouquin bourreau des cœurs décide de protéger la ville à sa manière. C’est à dire en initiant le « Cercle Rouge », un gang façon Avengers. En résulte juste une vidéo virale ultra-embarrassante où l’on expose gratos des adolescents shirtlesss. Toujours au rayon weird, citons Kévin, l’une des cautions « LGBT » de la fiction. Qui, au même moment, se balade dans la forêt pour trouver l’homme de sa vie. Ou d’une nuit. On ne juge pas mais Tinder ne serait-il pas un peu plus simple et surtout bien moins dangereux, en passant ?

Pensons aussi à ce cher personnage qu’était Miss Grundy. Prédatrice sexuelle invétérée, qui avait fait du beau Archie sa cible. Premier élément WTF : lorsqu’elle est démasquée, on la laisse tranquillou bilou déménager quelques kilomètres plus loin. Une vision de la justice qui nous échappera, vous en conviendriez. Alors imaginez notre absence totale de surprise ou de tristesse (#euphémisme) quand on apprend que cette dernière a été assassinée…

Riverdale reste un plaisir coupable de choix

Toutefois, et il faut bien le reconnaître, Riverdale n’a jamais prétendu être l’acmé du réalisme. Au contraire, les showrunners ont toujours gardé conscience de faire du pur divertissement. Un peu méta, il est vrai. Mais rien de bien poussé, voire franchement limité.

Alors, si vous n’êtes guère amateur de soap aux rebondissements ubuesques, tracez votre route. Vous ne verrez en Riverdale qu’une fiction superficielle, joliment filmée et à l’esthétique soignée. Mais profondément creuse. En revanche, si vous désirez juste matez de jolies jeunes gens enquêtant sur tout et n’importe quoi. Et débitant des références à la pop culture en veux-tu, en voilà… Aucun doute possible : le teen drama est bien le plaisir coupable qu’il vous faut !

Mélissa Chevreuil