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You: que vaut la série avec Shay Mitchell de Pretty Little Liars ?

Parfaite que vaut la série avec Shay Mitchell de Pretty Little Liars grande
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MCE a visionné pour vous les premiers épisodes de Parfaite la nouvelle série avec Shay Mitchell, prévue sur Netflix en décembre prochain. Verdict !

Qui a dit que la fin d’une série phare sonnait forcément avec l’arrêt des carrières de ses différents acteurs ? Preuve en est avec Shay Mitchell, touchante Emily du teen drama Pretty Little Liars. Alors que la fiction a cessé de vivre après sept années de (plus ou moins) bons et loyaux services en 2017, l’une de ses héroïnes est déjà passée à autre chose. Le 26 décembre prochain, elle débarquera sur la plateforme avec une nouvelle série, Parfaite (« You » en VO). Un programme qui rappelle, à bien des égards, celui qui l’a fait connaître sur la chaîne ABC…

MCE en a vu les premiers épisodes et vous donne son humble avis !

You: Penn Badgley de Gossip Girl dans son meilleur rôle

Parfaite ou You en VO narre la rencontre romantico-malsaine entre Joe, modeste libraire, et Beck, écrivaine en herbe. D’emblée, Joe a un coup de foudre des plus « creepy » pour la jolie blonde. Le poussant à commettre les pires méfaits. Pêle-mêle, vol de téléphone, piratage de Cloud et espionnage en tout genre… Le simple « crush » se transforme alors en obsession. Pour la séduire et l’avoir à lui seul, Joe n’hésitera pas à dépasser les bornes, voire (spoiler) « virer » certaines personnes du paysage… comme un ex un peu trop encombrant, pour ne citer qu’un seul exemple.

Mais le plan de Joe n’aura rien d’une sinécure. En effet, Beck est plutôt du genre bien entourée, notamment par sa meilleure amie Peach. Une riche héritière des plus méfiantes et possessive qui lui posera bien des soucis…

Première qualité du programme, son casting, qui fera sourire bien des millennials. Pour camper Joe, les showrunners ont choisi Penn Badgley, plus connu pour son rôle de Dan dans Gossip Girl. Qu’on se le dise : le brun ténébreux n’a pas pris une seule ride ! Et surtout, il joue le stalker à merveille. Il faut dire que Joe ressemble beaucoup au poète Dan. Les deux personnages sont assez en marge de la société. Et cultivent un goût très prononcé pour la littérature.

Enfin, les deux protagonistes n’ont que peu de respect pour la vie privée d’autrui. Alors que le premier viol sans complexe l’intimité de la femme qu’il aime, le deuxième était tout de même Gossip Girl ! Soit celui qui alimentait aussi les pires rumeurs sur ses amis et sa famille. Les ressemblances s’arrêtent toutefois là, car Joe reste indéfiniment plus dangereux que ne pouvait l’être Dan, tout juste bon à se cacher derrière un écran.

You: Shay Mitchell comme vous ne l’avez encore jamais vue

Sans aucune mauvaise foi de notre part, nous n’avons que peu de chose à dire ou redire d’Elizabeth Lail, alias Beck. La comédienne remplit parfaitement sa part du contrat. Doux, à la fois mignon et sensuel ce qu’il faut, son double fictionnel sait se montrer accessible tantôt, puis hors de la portée de Joe l’instant d’après. On comprend sans trop de peine pourquoi le jeune homme s’éprend alors de cette illustration parfaite de la « girl next door ». Même si on ne cautionne bien sûr aucunement son comportement. Toutefois, force est de reconnaître que Joe s’accapare l’écran, et écrase quelque peu sa partenaire.

Fort heureusement Peach apparaît pour remettre un peu d’ordre dans tout cela. Et c’est là qu’intervient Shay Mitchell ! Ici, sa partition est à mille lieues de celle qu’elle avait dans Pretty Little Liars. Exit, les gentilles filles timides et quelque peu sur le banc de touche. Peach est une vraie garce comme les feuilletons américains en raffolent. Jalouse, imbue de sa personne, elle méprise tout de go Joe pour son manque évident de pedigree. Puis se méfiera davantage de lui, trouvant son comportement de plus en plus suspect…

You, une série glauque mais jamais glamourisée

Vous l’aurez compris, ce petit casting animé tout autour de Penn Badgley fonctionne à merveille. Et se révèle furieusement addictif. A la fois fasciné et mortifié, le spectateur ne perd pas une miette des agissements de Joe, à chaque fois un peu plus condamnable. Il faut dire que le féru de bouquins n’y va pas de la main morte. Littéralement : plus d’une fois, il se masturbera dans des lieux publics en pensant à l’objet de ses convoitises. Parfois même juste en face de sa fenêtre… brrrrr. Terriblement glauque et sordide.

Fort heureusement, si le harceleur et sa voix off sont omniprésents, ils ne sont en rien glamourisés. Joe est montré comme explicitement nocif, voire quelqu’un qui n’a pas toute sa tête. Il est l’archétype-même de l’homme qui est aussi persuadé d’être le chevalier blanc et salvateur. Alors qu’il n’est qu’une force d’oppression parmi tant d’autres. Peu de chances donc que les jeunes filles en fleur tombent amoureuses de ce Dexter des temps modernes –tout du moins, on espère !

Mélissa Chevreuil