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Game of Thrones saison 8: Cersei est notre véritable queen !

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C’est un fait : Cersei est la Caligula de Game of Thrones, voire de l’Histoire des séries télé. Et c’est bien pour ça qu’on l’adore autant !

Qui glanera sa place sur le si convoité trône de fer ? Alors que l’ultime saison de Game of Thrones bat son plein, tous les paris sont ouverts. Beaucoup misaient autrefois sur Daenerys et sa chevelure embrassée par le soleil. Avant de voir que, comme son père le feu « Mad King », ses envies de pouvoir pourraient bien la rentre un peu maboule. D’autres misent plutôt sur Jon, pas si bâtard que ça. Et même très légitime pour régner sur les sept royaumes. Quand certains enchérissent sur une tête inattendue, comme Sansa, plus confiante que jaja.

Game of Thrones saison 8: Cersei est notre véritable queen !

Manichéisme oblige, d’aucuns ne joueraient leur argent sur Cersei, actuelle occupante du trône. Et némésis de la série par excellence. Preuve étant, la dernière bataille sera non pas contre les marcheurs blancs. Comme le teasait pourtant la saga depuis presque une décennie. Mais contre elle et ses troupes, fraîchement soutenues par la compagnie dorée. Si nous ne sommes pas des pros de la sorcellerie comme Mélisandre, on peut parier sans trop se mouiller que la reine finira par être destituée. Mais au fond, qu’importe que Cersei survive ou non. En huit ans, elle a largement prouvé que la seule et véritable queen, c’était bien elle. Explications.

Premièrement, sans doute faudrait-il évoquer notre fascination naturelle pour le côté obscur. Dark Vador dans Star Wars bien sûr mais aussi le joker dans Batman ou encore Thanos dans Avengers… Les nombreuses sagas qui ont marqué la pop culture l’ont prouvé. Nous sommes souvent émus par les opposants aux héros, quitte parfois à se rallier à leur cause. Dès lors, Cersei fait figure d’ennemie idéale, bien que nuancée. Elle incarne le mal au-delà du roi de la nuit. Et donc, de la mort, rien que cela ! « Les acteurs qui incarnent le mal sont intéressants car ils présentent une grande complexité. Et sont aussi le symbole d’une certaine liberté, au sens où ils s’autorisent des actes que la majeure partie d’entre nous répugnerait à commettre » explique Nicolas Allard, auteur de « L’univers impitoyable de Game of Thrones ».

Cersei de Game of Thrones : le mal incarné ?

En ce sens, dur de trouver plus « libre » que la Lannister. Elle ferait presque passer Marie-Antoinette pour une enfant de chœur ! Comme elle le dit si bien, elle copule avec son propre frère non pas seulement parce qu’elle en est amoureuse. Mais parce qu’elle « aime le sentir en elle ». Elle n’a aucun remord à éliminer ses opposants politiques ou à venger les siens. Quitte à sacrifier de pauvres innocents avec ses cibles. Impossible de ne pas évoquer le final de la saison 6. Avec la destruction sous ses ordres du Septuaire de Baelor. Si l’explosion, spectaculaire (et de toute beauté) entraîne la disparition de ses ennemis, elle provoquera aussi le suicide de son fils Tommen.

Bien sûr, Cersei savait que son enfant serait touché par la mort de Margaery, dont il était entiché. Mais jamais elle n’aurait pensé qu’il mettrait fin à ses jours. Toutefois, même si elle en avait émis l’hypothèse. Dur de croire qu’elle aurait fait marche arrière. Ses projets et sa soif de vengeance avant tout. En ce sens, elle n’est donc pas si complexe. Certes, elle aime ses enfants et Jaime. Mais pas « plus que tout » et l’a prouvé à de nombreuses reprises. Ses intérêts restent sa seule et unique priorité. Contrairement à un Vador, on a bien du mal à l’imaginer se sacrifier au profit d’un être cher. Une absence de bonté qui a le don de nous émoustiller !

Cersei, un personnage moderne et féministe

Autre raison de son succès : sa modernité et le féminisme dont elle fait preuve. « Cersei refuse d’être reléguée au second plan. Elle veut toujours avoir le contrôle de son destin, analyse notre expert. Elle tient tête aux différents hommes avec lesquels elle est amenée à interagir : Ned Stark, Littlefinger, mestre Pycelle, Tywin, Jaime, Tyrion ou encore Euron peuvent en témoigner. » Et si l’acteur est sans doute celui qui a le moins évolué au cours de la série (contrairement à ses frangins, en pleine rédemption), physiquement, on ne peut en dire autant. Pléthore de nos confrères se moquent souvent de sa coupe à la garçonne, pointant du doigt la lenteur à laquelle ses cheveux repoussent.

À ceux-là, qui n’auraient rien compris, Nicolas Allard a la réponse : « Le fait que Cersei conserve, à la fin de la série, une coupe de cheveux qui ne ressemble plus à la coupe de princesse qu’elle avait dans les premières saisons est symboliquement une marque extérieure de son féminisme. » Exit donc, les nattes extravagantes dignes de shooting pour Saint Laurent qui la reléguaient au rang de belle plante du roi. La reine du royaume, c’est elle, et sa coupe sans fioriture est aussi une façon de le montrer à ses ennemis comme Daenerys.

Game of Thrones, une série et des héroïnes qui marqueront l’Histoire

Enfin, il est peu de dire qu’elle a marqué la petite lucarne. Pierre angulaire du show des années 2010, on ne peut évoquer Game of Thrones sans penser à Cersei Lannister, verre de vin à la main. Encore une fois, on doute fortement que la femme de poigne aura le droit à une issue victorieuse. Mais comme le remarque notre spécialiste, « on peut très bien imaginer que des personnages essentiels mourront à cause de Cersei. Et il est fort à parier que certaines de ces morts seront spectaculaires. Cersei nous a montrés qu’il lui restait toujours plus d’un tour dans son sac (et quelques réserves de feu grégeois…). Elle sera à n’en pas douter le principal metteur en scène de la tragédie à laquelle nous assisterons à la fin de cette saga déjà mythique. » La reine est morte, vive la reine !

Mélissa Chevreuil