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Dragon Ball Super: le déclin de la japanimation?

Dragon Ball Super: le déclin de la japanimation?

Le 5ème épisode de Dragon Ball Super vous a déçu de part sa médiocrité? Découvrez les coulisses de la création de la série et apprenez la triste vérité!

Un précédent article présentait la déplorable qualité du 5ème épisode de Dragon Ball Super et mettait en avant le fait que la japanimation pouvait connaître un déclin proche… Des sites se sont penchés sur la question, MCE également il y a quelques mois.

Dragon Ball Super: des conditions de travail déplorables!

Une analyse du site 9èmeart présentait la triste réalité des conditions de travail des personnes derrière vos animes favoris:

« En effet, la moyenne se situe à 263 heures par mois. Pour les 35 heures, on repassera puisqu’on est sur une base d’une soixantaine d’heures à caler dans sa semaine. Pire, 15% des sondés dépassent les 350 heures par mois. Nicolas Sarkozy adorerait, les animateurs beaucoup moins. Le milieu est mortifère, des employés sans passion qui n’en peuvent plus. Pour un média qui fait rêver des milliers de spectateurs, le constat est triste. Shinichiro Watanabe (Cowboy Bebop, Samourai Champloo) avait d’ailleurs fait exception en demandant à ses équipes de prendre des vacances quand il les avait senti au bout. Le problème, c’est que si un créateur comme lui, dans des studios comme Trigger ou Bones, peut se permettre ce genre de largesses, les exigeances des deadlines forcent les autres à imposer un rythme de travail dantesque. »

Toujours autant mécontents devant le 5ème épisode de Dragon Ball Super? Etant une énorme licence, les attentes des fans (et des producteurs) sont énormes, le travail doit donc être égal à un épisode par semaine, peu importe la qualité du travail présenté.

Dragon Ball Super: un salaire peu motivant…

D’après les chiffres de la NHK (principale chaîne de télé nipponne), une grille de salaire a pu être établie:

2nd animateurs-clé : 1.127 million yen (US$9,392 par an)
Touch-up (shiage) animateurs : 1.949 million yen (US$16,268)
Intervallistes (ceux qui font que l’animation est fluide) : 2.607 million yen (US$21,726)
Animateurs-clé (genga) : 2.817 million yen (US$23,513)
Coloristes : 3.335 million yen (US$27,790)
Story-boardeurs : 3.723 million yen (US$31,030)
Animateurs 3D: 3.839 million (US$31,982)
Directeurs de l’animation: 3.933 million yen (US$32,776)
Character designers: 5.104 million yen (US$42,602)
Producteurs : 5.420 million yen (US$45,174)
Réalisateurs : 6.486 million yen (US$53,960)

Autant dire qu’un réalisateur touche environ 4000€ par mois, là où ceux qui sont en bas de l’échelle touchent 700€. De quoi bâcler un travail vite fait bien fait! Seriez-vous motivé, vous, pour 263 heures de travail par mois pour 700€? Dragon Ball Super promet encore quelques épisodes bâclés et sans prétention autre que celle de faire des bénéfices…

source: 9èmeart / NHK
crédit photo: D.R.