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Assassination Nation: Violence, sexe et sang à la manière d’un Tarantino

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Assassination Nation c'est la chute d'une génération tout entière dictée par les dictas des réseaux sociaux et de ces codes absurdes. MCE fait le point.

Assassination Nation c’est la décadence d’une génération biberonnée aux réseaux sociaux, mais aussi aveuglé par les images renvoyées d’eux-mêmes au reste du monde. Quand popularité, hyper sexualité et machisme deviennent le mot d’ordre d’une génération tout entière.

Assassination Nation: Dégénérescence d’une génération 2.0

Le pitch ? Lilly une lycéenne en terminale avec ses trois meilleures copines. Elles évoluent alors dans l’univers 2.0 qui nous caractérisent aujourd’hui. Réseaux sociaux à coup de selfies, snapchats et sextos. Toute une génération alors complètement déformée par cette cyber-réputation. L’image devient si importante qu’elle trône dans le quotidien et devient la genèse d’une jeunesse. C’est alors dans la petite ville de Salem que tout va déraper. Un hacker, pirate les données personnelles d’un grand nombre d’habitants dévoilant au grand jour tous leurs secrets. Leurs photos compromettantes… leur vie toute entière.

C’est le début des vendetta pour les habitants de cette ville qui sombre petit à petit dans le chaos. Et comme il faut trouver un coupable, car l’homme préfère juger plutôt que d’être responsable. C’est contre Lily que toute une ville va lancer ses représailles. Aveuglé par l’image et le paraître Salem devient le temps d’une nuit, une véritable chasse aux sorcières sanglante.

Assassination Nation: Hyper sexualité et femme objet

Au delà du message de fond ou clairement on dénonce l’abrutissement d’une génération face aux codes absurdes des réseaux sociaux à coup de likes et m’as-tu-vu ; Assassination Nation dénonce également la place de la femme qui n’évolue (malheureusement) toujours pas. Le corps de la femme nue même dans sa plus simple expression représente encore aujourd’hui une forme de sexualité. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse la femme est sexualisé par l’homme. Et les déviances causées par internet et la conquête de la popularité n’auront suscitées au final que du tort à la femme. Si l’homme est faible face à cela, la faute n’en est pas moins reportée sur les femmes.

Alors, une femme se doit d’être belle, mais pas sexy, intelligente sans trop parler et gentille, mais surtout pas charmante. Comme vous l’aurez compris, aujourd’hui encore elle est la seule et unique coupable.

Si en soit ces sujets n’ont rien de novateur dans le monde du 7e art et ont été largement source d’inspiration au fil des années de plusieurs artistes ; Assassination Nation, à le mérite de traiter le sujet sous un angle neuf. Violence, sexe et sang à la manière d’un Tarantino, Sam Levinson traite le sujet ici dans une dimension bien plus sombre et réaliste. Car on connait la violence des hommes et les pires actes déjà connus à l’échelle de l’humanité. Dans l’esprit de « La Purge » (American Nightmare), il brosse un aperçu des dérives que peuvent causer internet et les réseaux sociaux sur une civilisation.

La question qui se pose alors est : si aujourd’hui il n’y a aucune limite dans l’utilisation d’internet et ses données alors dans quel monde allons-nous basculer ? Pire encore comment la femme peut-elle s’en sortir ?