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American Horror Story: pourquoi la dernière saison est un régal pour les fans

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Réunion des meilleurs personnages et intrigues de la série, cette saison 8 d’ American Horror Story est la personnification même du fan service !

À tous les amateurs de pop culture, on ne présente plus le célèbre « MCU ». Soit le « Marvel Cinematic Universe », l’univers partagé autour des films popcorn estampillés Marvel. Le concept est simple : chaque film est relié à son prédécesseur ainsi qu’au suivant. Si bien que tous forment une immense toile interconnectée. Un modèle prolifique, tant financièrement que d’un point de vue scénaristique.

Et qui a donné une idée à un certain Ryan Murphy, showrunner derrière la série horrifique American Horror Story. Créer une fiction où chaque saison, chaque intrigue, chaque personnage sera un jour directement lié(e) aux autres. Un projet construit durant sept ans et donc sept saisons. Et qui atteint son apothéose au cours de la huitième salve d’épisodes, actuellement diffusée outre-Atlantique sur FX.

American Horror Story, ou l’art de l’univers partagé

Qu’on se le dise : pendant sept années, nous nous sommes tous demandés où voulait nous emmener le démiurge. Certes, on repérait bien des clins d’œil, ici et là, au gré des chapitres. Mais rien de très concret, de très construit. Jusqu’à la saison 4 et celle du cirque. On y fait la connaissance de Peper, freak microcéphale travaillant dans le cirque d’Elsa Mars. Qui finira internée après une suite de macabres péripéties à Briarcliff, hôpital psychiatrique, où elle fréquentera Sœur Jude. Cet internement, le spectateur l’a suivi au cours de la saison 2… Pas facile à suivre, hein ? Mais ce n’est pas tout.

Le vrai souci qui se posait, ici, est que Peper a côtoyé deux personnages campés par la même talentueuse actrice, à savoir Jessica Lange. Dès lors, beaucoup se sont demandés comment la série pouvait conservait une once de cohérence. Peper fréquente deux femmes au même physique, dans un seul et même univers ? Si les deux saisons avaient pris place dans des environnements parallèles, pourquoi pas. Mais non. Tel un pied de nez, Ryan Murphy a voulu confondre toutes les saisons de son œuvre, en poussant le curseur encore plus loin au cours de la saison 8.

American Horror Story, une saison 8 cohérente

Aussi, vous le savez peut-être, celle-ci est principalement la réunion des saisons 1 et 3. On retrouve donc la maison hantée des premiers épisodes, et on apprend enfin ce que devient Michael, l’antéchrist. Ainsi que les sorcières du couvent de la saison « Coven ». D’entrée, nous étions effrayés. En effet, les ambiances de ces deux salves de chapitres étaient radicalement différentes. La première étant plus sombre que la deuxième, qui versait davantage dans l’ersatz de Harry Potter version sororité.

Mais curieusement, Ryan Murphy s’en sort magistralement bien. Les deux univers se mêlent l’un à l’autre avec une totale logique et harmonie. Et complètent même de nombreuses zones d’ombre des différents scénarios. On pouvait par exemple se demander, à juste titre, comment certains protagonistes décédés pouvaient revenir passer une tête comme si de rien n’était. Sans rien vous spoiler, vous aurez ici un lot de réponses tout à fait satisfaisant !

American Horror Story saison 8, un Avengers horrifique

Et c’est avec un délice indéniable que le spectateur retrouve ses personnages favoris, joués par des comédiens émérites. En effet, pour cette saison 8, nombre d’acteurs fidèles au programme ont accepté de rempiler. Pêle-mêle, Sarah Paulson, Emma Robert, Evan Peters… Et même Jessica Lange, pourtant totalement absente des dernières saisons. Ca ne vous parle peut-être pas, mais sachez que pour un aficionado, ce casting a tout d’un Avengers ou un Justice League !

Mais c’est également l’occasion de découvrir de nouveaux talents, à l’instar de Cody Fern, déjà aperçu dans American Crime Story. Le blondinet à la gueule d’ange a la lourde tâche de jouer le fils de Satan… Et, jusqu’ici, le jeune homme remplit parfaitement le cahier des charges. On peut donc parier sans trop se mouiller que l’Australien vient de signer pour de bon chez l’écurie Murphy.

American Horror Story : et si c’était Ryan Murphy l’antéchrist ?

Mais au-delà de tous ces éléments, pourquoi cette saison 8 est-elle si délectable ? Peut-être parce que les showrunners (Brad Falchuk est aussi aux commandes) ne se donnent aucune limite. On l’a déjà dit, le curseur du fan service est placé à son paroxysme – mais reste hautement dosé. Les références pleuvent, mais jamais ne pullulent. Et pas seulement aux saison 1 et 3. Par exemple, la saison 5 de l’hôtel est elle aussi citée, juste ce qu’il fallait. Un fait appréciable quand on sait comme Ryan Murphy peut facilement tomber dans l’excès et l’outrancier.

À contrario, l’homme engagé n’oublie pas de distiller quelques graines fortes en symboles. Discours féministe et nihiliste, critique du capitalisme et de la Silicon Valley… De la manière la plus jubilatoire qui soit, Ryan Murphy se cache derrière son apocalypse futuriste fictive pour critiquer une société actuelle bien réelle. Et si, au fond, ce n’était pas lui le véritable antéchrist ?

Mélissa Chevreuil